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    Le Brésil et la Russie ont un immense potentiel de coopération

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    RIO DE JANEIRO, 18 novembre - de notre correspondant Andrei Kourgouzov. Le Brésil et la Russie qui ont un territoire si vaste et l'économie si diversifiée ont un immense potentiel de coopération.

    Cet avis a été émis, dans une interview à RIA-Novosti, par Antonio Ernesto de Salvo, président de la Confédération de l'agriculture et de l'élevage du Brésil.

    "Nos pays doivent être partenaires dans l'économie mondiale, nos économies sont complémentaires et nos pays se ressemblent beaucoup du point de vue des intérêts géopolitiques", estime Antonio Ernesto de Salvo.

    La Russie est une puissance industrielle qui possède de hautes technologies dont a besoin le Brésil. D'autre part, le Brésil, en tant que pays tropical, peut satisfaire les besoins de Russie en produits alimentaires, estime-t-il.

    "L'accroissement du commerce est un problème assez facile à régler, a dit Antonio Ernesto de Salvo. Mais il existe l'aspect géopolitique de nos rapports. L'hégémonie d'un seul Etat suscite le mécontentement croissant dans le monde, il est nécessaire d'édifier un monde multipolaire, pour que cette supériorité commerciale, sociale et même militaire ait des dimensions raisonnables".

    "La confrontation entre deux blocs, y compris au niveau des rapports commerciaux, existait jadis. Aujourd'hui, la situation a changé, il est nécessaire d'équilibrer le monde, pour que les Etats-Unis ne détiennent pas un tel pouvoir dans l'économie", a souligné Antonio Ernesto de Salvo.

    A son avis, des pays comme la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil doivent profiter de la situation en vue d'obtenir des avantages.

    "L'intention du Brésil d'acquérir des chasseurs suppose des intérêts réciproques qui ont tendance à s'accroître au fur et à mesure du développement des contacts politiques qui nous aident à développer les contacts économiques", a souligné l'homme d'affaires brésilien.

    "Les échanges commerciaux se chiffrant à de 2 milliards de dollars ne correspondent pas aux dimensions de la Russie et du Brésil, a souligné Antonio Ernesto de Salvo. Si la Russie et le Brésil étaient concurrents dans le commerce, cela aurait été plus complexe. Mais ce n'est pas le cas, au contraire, la Russie possède de hautes technologies nécessaires au Brésil. Le Brésil a besoin d'énergie électrique, de chemins de fer, d'industrie chimique, d'équipements urbains et de programmes spatiaux. D'autre part, le Brésil peut fournir de la viande, du sucre, des protéines et d'autres produits".

    De l'avis du président de la Confédération de l'agriculture, le commerce est toujours déterminé par des intérêts politiques. A ce jour, les deux pays ne connaissent pas les potentialités l'un de l'autre, ce qui entrave la coopération bilatérale.

    "L'extension des contacts politiques et la compréhension des besoins de chaque partie permettront de multiplier les échanges commerciaux", estime Antonio Ernesto de Salvo.

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