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    La Russie n'a jamais manqué à ses engagements internationaux en matière de coopération technico-militaire

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    MOSCOU, 22 décembre - RIA Novosti. Ces accusations que l'administration des Etats-Unis a adressées à certaines entreprises russes, en les taxant notamment de violation d'engagements internationaux en matière de coopération technico-militaire, sont parfaitement gratuites, a déclaré le directeur du Service fédéral pour la coopération technico-militaire, Mikhaïl Dmitriev , en intervenant, ce mercredi, à la cérémonie de remise du prix national "Idée d'Or".

    "La Russie n'a jamais manqué à ses propres engagements internationaux. Nous avons toujours respecté et respectons infailliblement toutes les règles des régimes de contrôle internationaux", a-t-il dit.

    Somme toute, a poursuivi Mikhaïl Dmitriev, le système de coopération technico-militaire qui fonctionne depuis plus de quatre ans a d'ores et déjà donné des résultats positifs.

    "Quoi qu'il en soit, il est tout à fait évident que nous nous sommes approchés de près de cette limite au-delà de laquelle l'ultérieur perfectionnement s'en impose", a estimé le directeur du Service fédéral pour la coopération technico-militaire.

    Et d'ajouter que le Service fédéral estime notamment que le perfectionnement du système de coopération technico-militaire devrait faire davantage appel à l'expérience mondiale, compte tenu évidemment de la spécificité russe et de l'expérience déjà acquise par la Russie depuis ces dernières années.

    "Nous ne devons sans doute pas copier aveuglement un pays quelconque. Non. Notre politique en la matière doit être beaucoup plus souple", a indiqué Mikhaïl Dmitriev.

    Selon ce dernier, l'actuel système de coopération technico-militaire devrait se développer dans la voie d'une plus large libéralisation, y compris en ce qui concerne les licences à délivrer à des compagnies et à des entreprises pour divers types d'activité dans cette sphère précise.

    Cela dit, le directeur du Service fédéral a insisté sur la nécessité de faire en sorte que le système en question devienne beaucoup plus dur dans ses fonctions de contrôle et de surveillance. "Une telle pratique se justifie complètement dans bien des pays", a souligné Mikhaïl Dmitriev.

    Malheureusement, a-t-il regretté, pour le moment, la situation est inverse dans notre pays. "Ce n'est pas l'industrie qui exerce son impact sur la coopération technico-militaire mais au contraire", a fait remarquer le directeur du Service fédéral.

    Tout de même, certains progrès ont été enregistrés en matière de coopération technico-militaire.

    A titre d'exemples, Mikhaïl Dmitriev a cité le bureau d'étude "Soukhoï" qui avait exporté des pièces détachées pour quelque 135 millions de dollars, et la compagnie d'Etat "Saliout" qui avait, elle, réalisé un travail pour un montant de 38 millions de dollars.

    "A souligner que nous y tenons ferme et ce, en dépit de cette âpre concurrence qui ne cesse de s'accentuer sur les marchés mondiaux des armes", a noté le directeur du Service fédéral pour la coopération technico-militaire de la Fédération de Russie. Et d'insister sur la nécessité absolue de garantir le service après vente du matériel russe fourni à l'étranger.

    "Dés aujourd'hui déjà, nous pouvons affirmer avoir débouché sur le même volume des exportations de production militaire que l'année dernière. Il s'agit plus précisément de 5,6 à 5,7 milliards de dollars", a dit en conclusion Mikhaïl Dmitriev.

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