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La Russie participe activement aux projets de corridor de transport européen

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MOSCOU, 13 mai. Par Vassili Zoubkov, commentateur économique de RIA Novosti/. La Russie participe activement à la coopération européenne dans le domaine du transport. Le ministre russe des Transports, Igor Levitine, a rencontré hier la présidente du Groupe de haut niveau de l'Union européenne pour les orientations du réseau transeuropéen de transport et ancienne vice-présidente de la Commission européenne, Mme Loyola de Palacio.

Les deux responsables ont examiné les plans européens de construction d'une infrastructure de transport européenne unique.

Le Groupe de haut niveau (GHN) a été créé en septembre 2004, après l'admission de nouveaux membres au sein de l'Union, pour définir les meilleures orientations de développement du transport en Europe. Sur un plan plus large, il a pour mission d'élaborer une stratégie de développement de l'infrastructure de transport intercontinentale en Eurasie, au Proche-Orient et en Afrique du Nord pour les quinze à vingt prochaines années. Pour cette raison, outre l'ensemble des pays de l'UE, ce groupe comprend tous les pays d'Europe, de Transcaucasie, du Proche-Orient et d'Afrique du Nord, 53 Etats au total. Dans ce modèle de communauté en chantier, la Russie joue un rôle particulier du fait qu'elle est un maillon, un pont entre l'Europe et l'Asie.

Le Groupe doit achever sa mission en octobre 2005 et présenter un rapport global et une liste de projets prioritaires à réaliser. Cinq groupes de travail régionaux ont été créés pour évaluer et sélectionner les projets. La Russie fait partie des deux groupes qui réunissent les pays d'Europe de l'Est et ceux de la mer Noire.

Trois des neuf corridors de transport européens traversent le territoire de la Russie, raison pour laquelle elle juge très important de porter sur la liste des priorités du GHN les corridors européens NN° 1, 2 et 9, ainsi que les axes appelés à les relier entre eux et puis au Transsibérien qui va jusqu'au Pacifique.

Pour la Via-Hanseatica (N° 1) le ministère russe des Transports et l'administration de la région de Kaliningrad ont préparé le plan de travaux de construction de l'une des deux déviations : Riga-Kaliningrad-Gdansk.

Corridor N° 2 : Berlin-Varsovie-Minsk-Moscou-Nijni Novgorod. A sa 8e réunion tenue à la mi-mai 2003 à Berlin, le comité directeur du projet N° 2 a soutenu la proposition russe de prolonger cette voie de deux mille kilomètres à peu près, jusqu'à Ekaterinbourg, principal centre de l'Oural.

En janvier 1995, un Mémorandum de compréhension entre l'UE et les pays intéressés (Finlande, Russie, Biélorussie, Ukraine, Moldavie, Lituanie, Roumanie, Bulgarie) pour le développement du corridor N° 9 reliant les pays d'Europe du Nord à ceux de la mer Noire a été parafé à Moscou. Le travail se poursuit sur le projet de prolongement de la partie russe de ce corridor en direction du sud, jusqu'à Novorossiisk et Astrakhan, pour déboucher sur les grands ports russes des mers d'Azov, Noire et Caspienne. A la fin de l'année dernière la Russie a achevé la construction d'une voie ferrée reliant le port d'Olia, sur la mer Caspienne, à son réseau central.

La Russie est vivement intéressée à ce que les efforts de développement de l'infrastructure nationale soient au maximum harmonisés avec ceux que ses voisins accomplissent en Europe et en Asie, notamment en ce qui concerne les délais de réalisation des projets importants, leurs paramètres, les conditions de financement et les flux de marchandises. La Stratégie de la Russie pour la période allant jusqu'en 2020 accorde une signification particulière au développement des corridors internationaux et, en général, du potentiel de transit du pays. Le développement des réseaux de transport internationaux est l'une des tâches assignées par le président au gouvernement dans son Message annuel à l'Assemblée fédérale.

Différentes institutions internationales prennent une part active au travail du Groupe de haut niveau, notamment la Banque mondiale, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque européenne d'investissement. L'entretien entre le ministre russe et Mme Loyola de Palacio n'a pas porté que sur les projets prioritaires à réaliser en Eurasie mais aussi sur l'harmonisation des plans d'investissements à long terme de la Russie et des pays de l'UE. Il y a lieu de rappeler à cet égard le Mémorandum sur la coopération à long terme signé récemment à Moscou par la vice-présidente de la BERD, Mme Noreen Doyle, et le président de la société "Chemins de fer de Russie", Guennadi Fadeïev.

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