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    Moscou et Berlin construisent un nouveau gazoduc

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    MOSCOU, 6 septembre - RIA Novosti. Le géant énergétique et gazier mondial E.ON AG participera à hauteur de 24,5% dans le capital social de l'entreprise conjointe qui construira le Gazoduc nord-européen mais ne participera pas à la mise en valeur du champ gazier Youjno-Rousskoïé, annonce le quotidien Kommersant.

    Le 8 septembre, dans le cadre de la visite du président russe Vladimir Poutine en Allemagne, les chefs de Gazprom, d'E.ON et de BASF Wintershall, respectivement Alexéi Miller, Wulf Bernotat et Jürgen Hambrecht, signeront un accord sur les conditions de financement de la construction de la nouvelle canalisation. Une entreprise conjointe sera créée dans les mois qui viennent par constitution d'un capital social dans la proportion de 51%, 24,5% et 24,5% respectivement.

    Le projet qui coûte 5,7 milliards de dollars consiste à poser un tube long de 1 187 km sur le fond de la mer Baltique en direction de l'Europe. Il est à l'étude depuis 1997 comme itinéraire de remplacement pour la fourniture de gaz à l'Allemagne, à la Scandinavie et à la Grande-Bretagne. Son débit de projet est de 55 milliards de m3 par an.

    Gazprom n'avait jusqu'à hier qu'un partenaire stratégique pour réaliser ce projet. En avril dernier, le géant gazier russe avait signé un accord global sur la cession à BASF Wintershall de 49% des actions de l'entreprise conjointe en constitution. Le document prévoyait l'échange de 15% des actions de Wingas (filiale de BASF) contre 50% des actions de Severneftegazprom, propriétaire de la licence pour la mise en valeur du gisement Youjno-Rousskoïé (Yamal, nord de la Sibérie occidentale, 700 milliards de m3 de gaz) appelé à être le principal ravitailleur du Gazoduc nord-européen. En échange, Gazprom s'offrait l'accès des consommateurs finals en Allemagne et une part dans les projets énergétiques de BASF.

    Cet accord a incité E.ON à des actions plus énergiques. Selon une source proche des négociations, aucune autre société étrangère ne peut plus compter sur une participation à ce projet.

    Comme dans l'accord à signer aucune participation d'E.ON ne figure en rapport avec le gisement Youjno-Rousskoïé, Gazprom n'a pas eu tout ce qu'il voulait de ce partenariat et les négociations seront poursuivies. Selon une source proche de la direction de Gazprom, E.ON n'aura pas d'accès aux matières premières appelées à servir le Gazoduc nord-européen.

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