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    RZD revoit les paramètres du projet commun avec Siemens

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    MOSCOU, 6 septembre - RIA Novosti. Le monopole national "Chemins de fer russes" (RZD) revoit le projet conjoint développé avec le consortium allemand Siemens de circulation de trains de grande vitesse entre Moscou et Saint-Pétersbourg, lit-on dans le quotidien Vremia novostei.

    Le contrat signé avec Siemens par l'ancien président de RZD Guennadi Fadeiev le 11 avril dernier à Hanovre prévoit notamment la construction de trains de grande vitesse en Russie sous la direction technique allemande, avec l'utilisation de composants russes. Selon Vladimir Yakounine, président actuel de RZD, la compagnie a dû suspendre la mise en œuvre de ce projet "tel qu'il était prévu". "Nous espérons réaliser ce programme sans avoir à emprunter des milliards de dollars", a-t-il déclaré.

    Le coût des trains de grande vitesse, à eux seuls, (RZD avait l'intention d'acquérir environ 60 rames de ce genre) a été évalué à 1,5 milliard d'euros. Ces trains devaient assurer le transport des passagers à 300 km/h, en premier lieu, sur l'itinéraire Moscou - Saint-Pétersbourg - Helsinki. L'achèvement de la construction du premier train était prévue pour décembre 2007.

    Selon le plan des travaux, la part des composants russes du train devait augmenter graduellement en passant de 30% en 2007-2008 à 40-45% en 2010 et à 70% en 2015.

    Pour mettre en oeuvre ce projet, Siemens a créé l'entreprise mixte Transmachholding, propriétaire de l'usine de construction de wagons de Demikhovo. RZD a mené des pourparlers sur les crédits nécessaires au développement de son infrastructure, entre autres, avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. De plus, la compagnie espérait bénéficier du soutien de l'Etat sous forme de facilités douanières pour les équipements et les pièces auxiliaires importés.

    Siemens devait signer l'avant projet fin septembre, cependant, la signature a été reportée, indique le quotidien Vremia novostei.

    Vladimir Yakounine a fait une déclaration significative au mois de juin: "Du point de vue juridique, il est impossible de se représenter la situation où un chef signe un contrat et un autre l'annule".

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