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    Renault en Russie: vers une grève?

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    MOSCOU, 12 avril - RIA Novosti. Après Ford, Renault risque de devenir le deuxième constructeur automobile étranger en Russie à être confronté à des grèves.

    Le quotidien d'affaires Kommersant rapporte qu'un syndicat sous l'égide de l'Union interrégionale des travailleurs de l'automobile (MPRA) dont fait partie le syndicat de l'usine Ford-Vsevolojsk qui a déjà cessé le travail à deux reprises, vient de se constituer à l'usine Avtoframos, contrôlée par Renault.

    Le nouveau syndicat exigera prochainement des augmentations de salaire de 30% pour les 2.500 travailleurs de l'usine, menaçant d'entamer une grève. Selon les estimations des experts, les dirigeants d'Avtoframos feraient bien de céder aux revendications syndicales, dont le "poids" dans le coût de la Renault Logan ne représenterait que 1,3%.

    Le mouvement syndical a vu le jour à l'usine Ford-Vsevolojsk, près de Saint-Pétersbourg, rappelle le quotidien. La chaîne a été arrêtée à deux reprises, en automne 2005 et en février 2007 et, à chaque fois, des augmentations de salaire allant jusqu'à 14% ont été accordées. Le syndicat interrégional, dont le syndicat d'Avtoframos fait partie depuis l'été 2006, regroupe les organisations de Ford-Vsevolojsk, de Nokian Tyres, du constructeur automobile russe AvtoVAZ (syndicat "non officiel" Unité) et de la joint-venture GM-AvtoVAZ.

    Dès 2006, des experts ont prédit un sérieux renchérissement de la main-d'oeuvre dans les usines automobiles situées autour de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Au delà de 2009, ces deux villes concentreront autour d'elles des unités de production de constructeurs automobiles étrangers (Volkswagen, Nissan, Toyota, General Motors) et des usines de producteurs de pièces détachées.

    Cependant, poursuit le journal, les constructeurs étrangers ne semblent pas effrayés outre mesure par une éventuelle confrontation. "Le niveau des salaires et de l'assistance sociale de nos travailleurs est compétitif", a-t-on assuré au bureau russe de General Motors. Chez Nissan, on parle d'une situation sous contrôle et on se dit "prêt à un dialogue constructif avec les futurs ouvriers". Chez Toyota et Volkswagen, on s'est refusé à commenter la situation avant le lancement des usines.

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