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    Téhéran demande à la Russie de ne pas politiser le problème du chantier de Bouchehr

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    Le secrétaire du Conseil supérieur de sécurité nationale iranienne, Ali Larijani, a averti la Russie qu'il était inadmissible de politiser le problème du chantier de la centrale nucléaire de Bouchehr.

    TEHERAN, 23 avril - RIA Novosti. Le secrétaire du Conseil supérieur de sécurité nationale iranienne, Ali Larijani, a averti la Russie qu'il était inadmissible de politiser le problème du chantier de la centrale nucléaire de Bouchehr.

    "Ajouter de la politique à cette question (le chantier de la centrale) ne sera pas utile à la Russie", car cela pourrait nuire à "sa participation éventuelle à d'autres projets d'édification de centrales nucléaires en Iran", a-t-il déclaré lundi.

    "Nous avons déclaré à plusieurs reprises que le problème de Bouchehr devait être débattu du point de vue économique", a-t-il ajouté.

    Lundi, le directeur de l'Agence fédérale russe pour le Nucléaire civile, Sergueï Kirienko, a déclaré qu'il n'y avait pas d'obstacles politiques au chantier de Bouchehr.

    "La centrale de Bouchehr ne représente aucun danger pour le régime de non prolifération. Il n'y a donc aucun obstacle politique à la poursuite du chantier", a estimé le responsable russe.

    Tout particulièrement, les problèmes surgis autour du chantier de la CN de Boucher sont techniques et non pas politiques.

    La veille, Moscou et Téhéran ont signé un protocole devant "stabiliser" le financement du chantier.

    "Un nouveau round des négociations russo-iraniennes sur l'achèvement de la CN de Bouchehr a pris fin à Moscou. Ces négociations ont été intenses. Un protocole définissant les mesures à prendre pour garantir un financement stable du chantier de Bouchehr a été signé à leur terme", a annoncé dimanche à RIA Novosti une porte-parole d'Atomstroyexport, compagnie russe qui mène le chantier.

    Cette année, le non-respect par l'Iran de ses engagements financiers a mis en cause l'achèvement de la centrale. Téhéran a arrêté le financement à la mi-janvier. Selon Atomstroyexport, le financement au quatrième trimestre de 2006 a été réalisé à hauteur de 60%, en janvier la société a reçu 5,1 millions de dollars et aucun versement n'a été réalisé en février.

    De longues négociations entre Atomstroyexport et ses partenaires iraniens sur la question du financement du chantier de la CN se sont déroulées en mars, d'abord à Moscou, puis à Téhéran. Fin mars, la société russe a annoncé avoir touché un petit versement.

    Atomstroyexport dirige le chantier du premier réacteur de la centrale nucléaire de Bouchehr en vertu d'un contrat clef en mains passé en 1995.

    La construction de la centrale qui est réalisée sous le contrôle de l'AIEA a été lancée en 1975 par la RFA. Le 8 janvier 1995, la Russie et l'Organisation iranienne de l'Energie atomique ont signé un contrat sur la construction du premier réacteur de la CN de Bouchehr.

    La Russie s'est alors engagée à livrer un réacteur de type VVER-1000, du combustible nucléaire et à former des spécialistes iraniens. Le projet était estimé à 1 milliard de dollars et le coût du contrat sur la livraison d'un VVER-1000 à 850 millions de dollars. En février 1998, la Russie et l'Iran ont convenu que la Russie non seulement aiderait Téhéran à édifier cette centrale, mais qu'elle l'achèverait entièrement.

    Le chantier devait être terminé le 8 juillet 1999 mais la date de mise en service de la centrale a déjà été reportée à cinq reprises.

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