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Une filiale de Gazprom vise 15% du marché irlandais (Gazeta.ru)

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MOSCOU, 15 janvier - RIA Novosti. Gazprom a fait un nouveau pas dans son expansion sur les marchés européens. A partir de la fin de cette année, de grandes centrales électriques irlandaises seront alimentées en gaz russe, lit-on mardi dans le journal Gazeta.ru.

De plus, dans les cinq prochaines années, la filiale du géant gazier russe Gazprom Marketing and Trading Ltd a l'intention de conquérir 10 à 15% du marché gazier de l'Irlande, qui importe environ 90% du gaz qui lui est nécessaire. Le marché local n'est pas très important (il est évalué à 2 milliards d'euros), mais Gazprom essaie de profiter de la moindre possibilité pour s'implanter en Europe.

Selon les experts, l'accès à n'importe quel marché européen du gaz, même petit, serait avantageux pour le holding gazier, d'autant que cette orientation restera prioritaire pour le monopole du gaz dans les années à venir. "Gazprom utilise toutes les possibilités existantes pour s'implanter en Europe. C'est pourquoi des marchés périphériques comme par exemple l'Irlande ou la Serbie intéressent également la compagnie. Même ce genre de présence peut lui permettre d'étendre ensuite sa participation dans des projets énergétiques européens", explique Sergueï Mikheïev, directeur général adjoint du Centre des technologies politiques.

Les grands pays européens qui se prononcent contre l'expansion de Gazprom s'inspirent souvent de considérations politiques, et non pas économiques, alors que les petits pays manifestent leur intérêt surtout pour les affaires, en reléguant la politique au second plan. "Il y a quelques années, des réformes ont été menées en Irlande, par conséquent, le marché irlandais est actuellement l'un des plus libéraux quant au travail des compagnies étrangères, explique Artem Kontchine, expert de la société Aton. Il n'est pas étonnant que Gazprom se soit empressé de tenter d'en profiter".

Le prix de cette politique de Gazprom est cependant très élevé: l'accès au sous-sol russe. Le monopole russe du gaz participe avec les sociétés italiennes Eni et Enel au projet commun de création du gazoduc South Stream qui passera directement de Russie en Bulgarie par le fond de la mer Noire. Gazprom est en pourparlers avec Gaz de France sur une activité commune. De plus, en échange d'actifs du gisement Ioujno-Rousskoïe à Iamal, il prévoit d'acheter aux consortiums allemands des parts dans les compagnies allemandes de services communaux, créant ainsi son propre réseau de distribution en Allemagne.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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