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    Gisement Ioujno-Rousskoïe: Gazprom signe un accord avec E.ON (Gazeta, RBC Daily, Vedomosti)

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    MOSCOU, 3 octobre - RIA Novosti. Après cinq ans de négociations, l'Allemand E.ON a reçu une part de 25% dans le gisement gazier Ioujno-Rousskoïe, l'un des plus grands projets de Gazprom, en échange de 1,44% des actions du monopole russe, lit-on vendredi dans les quotidiens Gazeta, RBC Daily et Vedomosti.

    L'échange d'actifs devrait avoir lieu le 1er janvier 2009 et la transaction devrait être finalisée au 2e semestre de 2009. Le service de presse du monopole russe souligne qu'E.ON gardera les 3,5% d'actions de Gazprom restantes en sa possession.

    Selon le président du géant gazier russe Alexeï Miller, cet accord est un marché très avantageux pour Gazprom et un véritable honneur pour E.ON. "N'importe quelle compagnie ne peut pas devenir notre partenaire dans l'extraction", a-t-il expliqué à la presse.

    Les experts partagent pour la plupart l'enthousiasme du président de Gazprom, en indiquant que cet accord a consolidé le statut de l'Allemagne en tant que partenaire le plus important de la Russie dans le domaine de l'énergie. Les analystes estiment cependant que les conditions du marché témoignent de la victoire stratégique d'E.ON. Le groupe gazier allemand est en fait parvenu à garder sa position prédominante dans les actifs-clés du secteur énergétique en Europe: Gazprom avait initialement envisagé d'obtenir des paquets d'actions considérables dans les filiales européennes d'E.ON en échange d'une part dans le gisement Ioujno-Rousskoïe.

    Selon l'analyste de la compagnie d'investissement Veles Kapital, Dmitri Lioutiaguine, il est assez avantageux pour Gazprom d'acquérir ses actions, car le gouvernement russe possédera enfin de facto plus de 50% du monopole. De plus, quand la capitalisation du géant russe augmentera, il pourra utiliser une partie de ces titres pour acheter des parts dans d'autres projets, notamment à l'étranger. Ce marché est aussi important du point de vue politique: c'est le premier accord qui est signé après l'aggravation des relations entre la Russie et l'Occident due au conflit osséto-géorgien.

    Le directeur de la société de conseil East European Gas Analysis, Mikhaïl Kortchemkine estime cependant que cette transaction est loin d'être une réussite, car Gazprom n'a pas réussi à obtenir les actifs hongrois d'E.ON, ce qui était prévu dans l'accord de 2006.

    Le gisement Ioujno-Rousskoïe n'est pas très important si on le compare à des géants tels que le gisement d'Ourengoï, Iambourg ou Zapoliarnoïe: en 1978, par exemple, c'est 276 milliards de m3 de gaz qui ont été extraits du gisement d'Ourengoï, ce qui correspond à la moitié du niveau actuel d'extraction annuelle de Gazprom. Il reste cependant un des gisements les plus importants et tombe sous le coup de la loi sur les investissements étrangers, adoptée au printemps dernier. Le Service fédéral de politique antimonopole n'a pas encore reçu la requête d'E.ON sur ce marché, indique Svetlana Levtchenko, chef du département au FAS. Selon le règlement du service, l'examen de telles requêtes prend entre trois mois et six mois maximum.

    Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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