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    Pas de concessions à l'Ukraine, ordre ultime du président Medvedev donné à Gazprom (Nezavissimaïa gazeta/RBC daily)

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    MOSCOU, 8 septembre - RIA Novosti. Après avoir été effacées au cours des négociations qui ont eu lieu à Gdansk il y a une semaine entre les premiers ministres russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Ioulia Timochenko, les contradictions gazières entre la Russie et l'Ukraine risquent de resurgir pour atteindre leur paroxysme, lit-on mardi dans les quotidiens Nezavissimaïa gazeta et RBC daily.

    Kiev exige de Moscou un prépaiement pour le transit de gaz. Mais le président russe Dmitri Medvedev a déclaré que la Russie n'accepterait pas les modifications du contrat.

    L'Ukraine veut que Gazprom lui verse un nouvel acompte pour le transit de gaz qui a déjà été payé jusqu'au premier trimestre de 2010. "Ne payez pas!, a déclaré lundi Dmitri Medvedev au patron de Gazprom, Alexeï Miller. Il faut agir conformément au contrat conclu et ne pas changer d'un iota. Nous traversons aussi une mauvaise passe".

    La Russie n'a aucune raison de verser un acompte, estime l'expert du Centre de conjoncture politique de la Russie Dmitri Abzalov : "Gazprom peut payer, mais rien ne garantit que cet argent sera dépensé pour le gaz russe, il est plus probable qu'il sera employé pour le programme électoral du premier ministre ukrainien".

    Les experts se perdent en conjectures en analysant les propos contradictoires tenus par le premier ministre et le président de la Russie. "Pour l'instant, il est évident que les personnalités ukrainiennes, entre autres Mme Timochenko, ont été trop optimistes en déclarant que Poutine avait déjà tout accepté, estime le partenaire de la société de conseil RusEnergy Mikhaïl Kroutikhine. Il s'avère à présent qu'il n'y a eu absolument aucun accord du côté russe".

    "Il y a probablement une contradiction dans les positions du premier ministre et du président, fait remarquer l'expert du groupe d'investissement Financial Bridge Dmitri Alexandrov. D'une part, le premier ministre se met d'accord, d'autre part, le président met, de fait, en doute cet accord".

    D'ailleurs, il se peut qu'il n'y ait aucune contradiction et que ce qui se produit, fasse partie d'un jeu politique. "En fait, les dirigeants russes se trouvent actuellement dans une situation difficile car ils ont à persuader l'Europe que l'Ukraine est un pays de transit peu sûr et en même temps lui prouver la nécessité de construire les gazoducs Nord Stream et South Stream pour contourner le territoire ukrainien, estime Mikhaïl Kroutikhine. Les objections faites par Medvedev peuvent devenir ces accrocs déclencheurs d'un nouveau conflit. Les relations entre la Russie et l'Ukraine ne cessent de s'exacerber, il va falloir donc suggérer à l'Europe que, comme les choses ne sont pas encore reglées entre Moscou et Kiev, il faut s'attendre à une nouvelle détérioration de leurs relations".

    Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

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