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    Bulgarie: comme "laissé-pour-compte" dans les ententes russo-turques (médias)

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    La Turquie a autorisé la Russie à poser le gazoduc South Stream dans sa zone économique exclusive. En échange, la Russie a consenti à participer au projet de pipeline Samsun-Ceyhan.

    MOSCOU, 21 octobre - RIA Novosti. La Turquie a autorisé la Russie à poser le gazoduc South Stream dans sa zone économique exclusive. En échange, la Russie a consenti à participer au projet de pipeline Samsun-Ceyhan. La Russie a reçu ainsi un atout important aux négociations sur le projet de Bourgas-Alexandroupolis avec la Bulgarie qui risque, selon un expert, à "rester sans rien", lit-on mercredi dans le Quotidien Gazeta.Ru

    Le pipeline Samsun-Ceyhan permettra d'éviter les détroits du Bosphore et des Dardanelles obstrués par des pétroliers et deviendra un corridor important par lequel le pétrole d'Asie centrale sera acheminé en Europe. Après l'achèvement de la construction à laquelle participent des sociétés turques et italiennes, le rendement du tube long de 555 km et passant entre les mers Noire et Méditerranée atteindra 1,5 million de barils par jour.

    "La Turquie tente de devenir un acteur indépendant, elle vise à obtenir des moyens d'influer sur l'Union européenne, c'est pourquoi elle veut participer à tous les projets de transport de ressources énergétiques en Europe, affirme l'expert du Centre de conjoncture politique Dmitri Abzalov. Voilà pourquoi la participation de la Turquie au gazoduc South Stream n'annule nullement sa participation à Nabucco". Mais Nabucco n'a jusqu'à présent pas de base précise de ressources. "Par conséquent, les Turcs ont choisi le moineau à la main au lieu de la grue qui vole", résume Dmitri Abzalov.

    Le projet Samsun-Ceyhan est une alternative au pipeline transbalkanique Bourgas-Alexandroupolis (évalué à 1 milliard de dollars, dont la Grèce et la Bulgarie assument 24,5% chacune et la Russie, 51%) également destiné à ne pas surcharger le Bosphore. Cependant, la construction de Bourgas-Alexandroupolis dépend beaucoup de la position de la Bulgarie qui menace ces derniers temps de se retirer du projet en invoquant le manque d'argent. Bref, adhérant au pipeline Samsun-Ceyhan, son concurrent, la Russie reçoit un important moyen de faire pression sur la Bulgarie.

    "En principe, Samsun-Ceyhan et Bourgas Alexandroupolis ne sont pas des projets qui s'excluent l'un l'autre : ils ont la même base de ressources (le pétrole des gisements de la Caspienne) et les matières premières peuvent suffire à remplir les deux tubes, explique Dmitri Abzalov. Mais, à présent, la Russie a reçu un atout important aux négociations avec la Bulgarie, car nos sociétés peuvent, en fait, renoncer à Bourgas-Alexandroupolis, alors que les Bulgares resteront "sans rien".

    Ce texte tiré de la presse russe n'engage pas la responsabilité de RIA Novosti.

     

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