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    «South Stream»: la dernière ligne droite?

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    Le principal intérêt de la visite de Vladimir Poutine à Sofia est de savoir si


    Le principal intérêt de la visite de Vladimir Poutine à Sofia est de savoir si l’on pourra supprimer le dernier obstacle sur la route de la construction du gazoduc «South Stream» et si une entreprise commune sera créée aux fins des fondements technique et économique de la partie bulgare du gazoduc.

    La presse dans le sillage des spécialistes font des pronostics et convainquent de la réponse positive à ces questions. Mais un petit doute subsiste. Les négociations avec la partie bulgare s’avèrent trop longues, trop inconséquentes, trop dramatiques.

    Pourtant aujourd’hui c’est une toute autre musique qu’on entend à Sofia. Qu’est-ce qui a provoqué ce changement? Le directeur de l’Institut de l’énergie nationale Sergueï Pravosoudov:

    «En fait, il était clair dès le départ que «South Stream» était avantageux pour la Bulgarie! Mais le nouveau gouvernement voulait tout simplement avoir certaines préférences, marchandait pour se voir accorder une remise sur le gaz russe (ils ont demande 5% de remise). Et puis les Bulgares voulaient que leurs prestataires aient un accès prioritaire à la construction, ils voulaient conserver le volume du transit en ce qui concerne les autres gazoducs qui passent sur leur territoire et que nous utilisons pour fournir la Turquie, la Grève et la Macédoine».

    Bref, en chantant la liberté, démocratie et écologie, on compte en cachette des dollars et des euros. Apparemment, une solution appropriée sera finalement trouvée, Sofia prévoyant de signer toute une série d’accords sur la coopération énergétique dont le plus important est celui sur la création d’une entreprise commune.

    Pourtant un accord similaire a été récemment signé avec la Roumanie. Celle-ci joue donc le rôle du «terrain de secours» au cas du refus par la partie bulgare? C’est assez vexant pour la Roumanie. «Loin de là», estime le directeur du Fonds de la sécurité énergétique nationale Konstantin Simonov:

    «A un moment donné c’est en Roumanie qu’on voulait construire le gazoduc. Mais ils se sont mis à nous poser des conditions y compris politiques. Evidement, on s’est tourné vers la Bulgarie. La Roumanie a tout de suite changé d’avis ne voulant pas perdre l’argent du transit et une source supplémentaire du gaz. Mais l’Accord de participation dans le projet de «South Stream» était déjà signé avec la Bulgarie. La Roumanie avait toutes les chances d’avoir le gazoduc sur son territoire. Elle n’a pas utilisé sa chance».

    Il existe différents pronostics de la consommation du gaz en Europe. Les uns estiment que l’offre sera supérieure à la demande. Les autres dont le président de la société gazière russe et vice-président de la Douma D’État Valéry Yazev, admettent que le déficit est possible à long terme (dans 20-30 ans). Si la Bulgarie poursuit son dialogue énergétique avec la Russie, quel scénario lui sera plus profitable ?

    «La participation dans le projet de «South Stream» offre d’énormes avantages à la Bulgarie: le gaz pour sa propre consommation à un prix raisonnable, l’afflux des fonds importants dans le budget pour le transit, la création d’emploi. Et tout cela non pour une année ou deux mais pour les dizaines d’années à venir. La voix de la Bulgarie pèsera dans le domaine de la sécurité énergétique en Europe».

    En résumant, la question de la remise de 5% sur le gaz est au fond une question déterminante dans les négociations russo-bulgares? «S’il y a des raisons économiquement valables de la baisse du prix, elles seront examinées, est convaincu Valéry Yazev. Je suis certain que le compromis sera trouvé et que les accords seront signés à Sofia». 

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