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    Baltique : des réserves d’hydrocarbures pour pallier au déficit énergétique en Europe

    Baltique : des réserves d’hydrocarbures pour pallier au déficit énergétique en Europe

    Photo: RIA Novosti
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    La réunion des ministres des Affaires étrangères du Conseil des États de la Baltique à Oslo a coïncidé avec l’entrée en vigueur de l’accord russo-norvégien sur la délimitation des frontières dans la mer de Barents.

    La réunion des ministres des Affaires étrangères  du Conseil des États de la Baltique à Oslo a coïncidé avec l’entrée en vigueur de l’accord russo-norvégien sur la délimitation des frontières dans la mer de Barents. En plus de régler les problèmes de la pêche, cela permettra de mettre en valeur les réserves d’hydrocarbures ce qui est très important vu le déficit énergétique en Europe. Après la tragédie de la centrale nucléaire nippone Fukushima, les autorités de plusieurs pays renoncent sous la pression des Verts à l’électronucléaire. La Russie poursuit le développement du secteur et la construction de la centrale Balte de 2300 mégawatts dans la région de Kaliningrad ce qui suffit, notamment, pour exporter l’électricité vers les pays voisins.  

    Comment réagissent les pays « exemplaires »,  pour reprendre l’expression du Conseil Balte, à l’initiative russe ? Selon l’expert Vladimir Abramov, doyen de l’Université Kant à Kaliningrad : « En ce qui concerne la réaction publique, notre centrale est de plus en plus souvent critiquée dans le contexte de la radiophobie qui prend de l’ampleur dans le monde. A mon avis, c’est un phénomène négatif tout comme la panique autour des concombres en Europe. La centrale Balte a de bonnes perspectives. L’Allemagne, la Suisse, d’autres pays suspendent les programmes nucléaires. Comment réparer le préjudice ? Faut-il développer l’électronucléaire ? C’est une solution irréelle dans un avenir prévisible. Or, il est possible d’exporter l’énergie de Kaliningrad ce qui est très avantageux pour la région. Cela n’arrange pas, d’ailleurs, nos voisins lituaniens qui s’opposent depuis plus d’une année à la centrale Balte et demandent même le soutien des États-Unis. En adressent des prétentions formellement écologiques, ils craignent en fait une concurrence. Les Lituaniens entendent construire leur centrale à Vissaguinas et ont trouvé un investisseur nippo-américain ». 

    Les milieux d’affaires lettons s’intéressent eux aussi à la centrale Balte qui permettra de livrer l’énergie en Finlande et en Estonie. « Il existe un projet intéressant de livraisons en Allemagne », poursuit l’expert.  

    L’itinéraire du gazoduc « Nord Stream » tracé dans le fond marin est minutieusement vérifié. Pourquoi ne pas tracer un câble électrique le long de l’itinéraire ? Un autre ne sera pas rentable. Qui plus est, il est possible d’aménager un câble analogue vers la Suède qui ressent constamment le déficit d’électricité.     

    Bref, il existe de multiples projets et initiatives promettant les avantages sérieux à la Russie qui devient un grand joueur au marché énergétique dans la Baltique qu’il s’agisse du gaz ou de l’électricité. 

     

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