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    L'esprit européen sauvera la zone euro

    L'esprit européen sauvera la zone euro

    Photo: EPA
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    La rencontre d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy le 9 octobre dernier n'a pas apporté de modifications substantielles à la situation économique de la zone euro.

    La rencontre d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy le 9 octobre dernier n'a pas apporté de modifications substantielles à la situation économique de la zone euro. Après les consultations bilatérales les leaders allemand et français se sont pourtant montrés résolus et optimistes quant à la recapitalisation des banques européennes fragilisées par la crise d'endettement. Le président français a promis qu'une solution serait trouvée avant la fin du mois pour qu'un paquet de mesures soit présenté au G20 début novembre à Cannes. Cependant M. Sarkozy n'a pas donné de détails.

    C'est un bon signe : deux grands pays européens que sont l'Allemagne et la France, sont résolus à assurer la recapitalisation des banques menacées par une faillite éventuelle de la Grèce. A vrai dire il y a personne d'autre sur qui les banques peuvent compter. Au micro le député russe, le docteur en économie Pavel Medvedev :

    « La charge financière de la France et de l'Allemagne sera beaucoup plus grande. Mais elles y sont prêtes. Il n'y a que les détails qui restent à régler. Pourtant il ne leur est pas facile à le faire puisque chacun centime d'euro qu'elles dépenseront, il est prélevé de la poche des contribuables français et allemands. Mais elles le feront. Sinon c'est l'Europe toute entière qui s'écroulera ».

    La déclaration de Merkel et Sarkozy dimanche dernier a ravivé les débats parmi les politiques européens : faut-il continuer à mener la vie dure à la Grèce ? Reuters cite les propos du ministre des Finances belge Didier Reynders qui dans une interview dans la presse grecque a indiqué qu'il était inadmissible de pousser trop le régime d'austérité dans le pays. Paul Tomsen, le chef de la mission FMI à Athènes, n'est pas d'accord alors que Michael Fuchs, le parlementaire allemand et membre du parti majoritaire CDU (Union chrétienne-démocrate d'Allemagne) a appelé la Grèce à tout simplement renoncer à sa souveraineté nationale. Pour redevenir compétitive et regagner la confiance financière de ses camarades d'Union, la Grèce devrait se retirer de la zone euro, a dit M. Fuchs.

    La crise actuelle puise ses origines notamment dans la structure financière de l'Union européenne plus précisément de la zone euro. Dix-sept Etats, dix-sept budgets, une monnaie unique mais pas de responsabilité commune. Les forts, les affaiblis et les malades de la zone euro vont donc essayer de s'entendre, ajoute Pavel Medvedev.

    Il est pourtant prématuré de constater la mort de la monnaie unique européenne, estime-t-il. L'euro représente une valeur trop importante pour les Européens qui, forts de leur esprit européen, y renoncent.

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