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    La Russie prend le départ

    La Russie prend le départ

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    La Russie prétend au rôle d’un nouveau centre économique du monde. L’accession à un niveau technologique foncièrement nouveau doit stimuler le développement, a déclaré le premier ministre Vladimir Poutine au forum d’investissements «Russie 2012» ayant réuni les experts russes et étrangers à Moscou.

    Selon le chef du gouvernement, pour y parvenir il faut implanter les technologies de pointe et les innovations, modifier la culture du business, le climat d’investissements et le système d’enseignement.

    «La période de près de cinq siècles de domination de plusieurs Etats dans la politique, l’économie et les finances touche à sa fin. Les centres de croissance mondiale se déplacent au-delà de l’Occident historique. On se fait toujours des illusions qu’il soit possible de s’enrichir et de consommer les biens sans se soucier de l’efficacité et de la compétitivité, que la croissance soit possible sans le développement». 

    Selon Vladimir Poutine, le risque d’une récession globale subsiste et la conception d’un nouveau modèle prendra du temps. Il existe, à son avis, deux scénarios. Les problèmes s’aggraveront inévitablement vu l’inaptitude d’adopter les décisions cardinales au niveau national et international.  Le scénario positif suppose la renonciation à l’économie des «bulles» et le retour à l’économie réelle assurant les emplois. Selon Poutine, la Russie devra réaliser ses tâches nationales dans le contexte d’une transformation globale et d’une instabilité économique prolongée. Or, le pays a la chance historique de mettre à profit ses avantages naturels pour la modernisation. La Russie est déjà reconnue dans le monde en tant que pays à économie de marché, a souligné le premier ministre. 

    Vladimir Poutine a rappelé que les démarches sérieuses étaient entreprises en vue de modifier radicalement le modèle économique, de former le plan de garantie des millions d’emplois dans les secteurs qui ne sont pas fondés sur les matières premières. Toute une série de mesures anti-corruption sont appliquées. Le responsable de la protection des droits de tous les entrepreneurs, et non seulement des investisseurs étrangers, sera prochainement désigné. 

    Certes, ces projets d’envergure recèlent des risques liés aux engagements sociaux de l’Etat.

    «Le plan Poutine a été approuvé en 2008. La réforme des pensions, l’accroissement des dépenses militaires et d’autres engagements sociaux dépassent de loin ce programme. Nous avons limité les possibilités sur d’autres volets, par exemple dans l’infrastructure. Après l’application des mesures anticrise nous avons dilué la frontière entre les activités de l’Etat et du business», dit l’ex-ministre des finances Alexei Koudrine. 

    Malgré l’opinion d’Alexei Koudrine, sceptique numéro un du pays, Vladimir Poutine donne la priorité aux engagements sociaux. La modernisation est fondée sur l’énergie des citoyens. 

    Le forum «Russie 2012» continuera le 3 février.  

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