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    South Stream : pas de concurrents

    South Stream : pas de concurrents

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    Seulement quelques jours nous séparent de la prise par les actionnaires du gazoduc South Stream de la décision sur la construction d’une branche nord. Pendant ce temps, les membres du projet Nabucco, son concurrent, commencent à le quitter. C’est ce qu’a fait la compagnie hongroise MOL. En perspective, le projet « South Stream » n’a pas d’alternative.

    A la fin de la semaine passée, la corporation russe Gazprom a concerté avec son partenaire italien, la compagnie Eni, le premier itinéraire du volet terrestre du gazoduc. Il passera par la Bulgarie, la Serbie et l’Autriche. Ensuite, le gazoduc ira par la mer Adriatique vers le Sud de l’Italie. Initialement, il était prévu de lancer la construction en 2013, mais en janvier, Gazprom a annoncé le début des travaux pour fin décembre de l’année en cours. L’Union Européenne s’oppose à la réalisation de ce projet, elle prône le projet Nabucco, a dit dans une interview à la Voix de la Russie le président de l’Union russe des producteurs pétroliers et gaziers Guénnadi Chmal.

    « Les Etats-Unis soutiennent Nabucco, voilà pourquoi l’UE fait pareil. Mais là, il y a un problème : l’absence de gaz. On peut bien construire le gazoduc Nabucco, mais comment l’alimenter ? Ils comptaient sur le gaz azerbaidjanais, mais l’Azerbaïdjan n’en a pas pour le moment, et n’en aura pas assez dans un proche avenir pour alimenter Nabucco. Et la Turkménie, alors ? Entre-temps, la Turkménie a construit deux gazoducs vers la Chine, elle en fait construire un troisième, prévoyant de livrer aux Chinois 65 milliards de mètres cube de gaz. Deux branches vont en Iran. Donc, en Turkménie, il n’y a pas de gaz disponible non plus. Mais nous, on a assez de ressources gazières pour alimenter un gazoduc ».

    Le champ gazier Bovanenkovsky à Yamal pourra fournir plus de 115 milliards de mètres cube de gaz, des gisements riches ont été découverts dans la péninsule Gadansky, rappelle l’expert. L’idée d’un gazoduc transcaspien est vouée à l’échec, elle aussi. Avant tout, parce que la Russie et l’Iran, pays riverains de la Caspienne, n’autoriseront jamais la construction d’un tel gazoduc en raison de leurs intérêts nationaux et territoriaux.

    Il est donc tout à fait probable qu’en 2017, le projet South Stream soit mis en marche. Et puisque l’UE s’opposera à la réalisation de ce projet, la Russie, de son côté, continuera à travailler individuellement avec les pays qui sont intéressés à avoir des livraisons de gaz.

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