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La rencontre informelle des leaders de l'UE qui se tiendra le 23 mai à Bruxelles sera la première manifestation pendant laquelle deux concepts du sauvetage de l'Europe défendus par l'Allemagne et la France se heurteront.

L'idée de l'introduction en UE des « eurobonds » contre lesquelles Berlin se prononce, sera au centre de la discussion. Il y a un mois la chancelière allemande Angela Merkel  pouvait compter sur le soutien de la France représentée par le président Nicolas Sarkozy. Cependant la victoire de François Hollande aux élections a transformé une question purement économique en une arène de la confrontation géopolitique franco-allemande, croit notre observateur Petr Iskanderov.

En Europe tout le monde sait que les moyens reçus grâce à la réalisation des obligations européennes peuvent être utilisés pour sauver les économies des pays en crise, dont la Grèce. La chancelière Angela Merkel a de moins à moins d'intention de sauver les Grecs, les Portugais et les Espagnols grâce à l'argent de ses contribuables. Ses opposants ont leurs propres arguments qui consistent en ce que pour sortir de la récession et pour que la croissance économique soit reprise il ne faut pas serrer la ceinture mais investir beaucoup dans l'industrie et l'infrastructure. C'est cela les slogans de François Hollande qui a remporté l'élection présidentielle en France.

Cependant, Merkel et Hollande sont des leaders-clé mais non pas des leaders uniques qui ont une position de principe, rappelle le directeur du Centre des études germaniques de l'Institut de l'Europe de l'Académie des sciences de Russie Vladislav Belov :

" La zone euro  c'est non seulement une partie de l'UE. C'est la réalisation de l'idéologie de l'union économique et monétaire qui doit inclure 27 pays membres.10 Etats n'en font pas encore partie. La Grande-Bretagne c'est un acteur-clé européen qui est en dehors de la monnaie unie. Pendant le sommet de l'UE qui a eu lieu en déscembre 2011 le Premier ministre britannique David Cameron a critiqué violemment et avec beaucoup d'arguments l'initiative commune de France et d'Allemagne de signer un pacte budgétaire. Pendant les futures discussions à Bruxelles et au sommet officiel de l'UE du 28-29 juin plusieurs décision concernant l’élaboration des mécanismes financiers de « l'Europe unie » vont dépendre de Londres ".

Il ne faut pas exclure l'apparition d'une nouvelle alliance franco-britannique contre Angela Merkel. Cela attribuera à la situation une nouvelle dimension géopolitique. 

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