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    Sommet de l’UE : la stabilisation européenne au menu

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    Photo : EPA
    Economie
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    Le prochain sommet de l’Union européenne qui s’ouvre jeudi 18 octobre à Bruxelles sera un « sommet de crise ». Il s’agit non seulement d’élaborer des mesures financières pour lutter contre la crise mais aussi trouver le moyen de faire face à la crise de l’Union européenne en tant qu’organisation. Tout cela risque de contribuer à l’instabilité tant en Europe que dans le reste du monde.

    Afin de lutter contre l'instabilité en Europe, l’UE devra se concentrer sur son « flanc méditerranéen » ce qui permettra de non seulement de l’assainir du point de vue financier mais aussi de s’opposer à la montée en force des tendances centrifuges divisant l’Union sur la ligne Nord-Sud. Ll’Allemagne, moteur de l’UE, ainsi que la France, son partenaire géopolitique, sont appelés à jouer les premiers violons, a dit à La Voix de la Russie Nadejda Arbatova, du Centre de sécurité internationale de l’Institut de l’économie mondiale et des relations internationales de l’Académie des sciences de Russie.

    « Dans le cadre de ce qui passe aujourd’hui en Union européenne il ne faut pas s’attendre à une « rupture » ou à la remise en cause de l’axe Paris-Berlin. L’Allemagne et la France peuvent conserver leur rôle dominant dans l’UE. Mais c’est le président français François Hollande qui a toutes les chances de devenir la force qui permettra de cimenter l’Europe du sud en proie à la crise. Ce scénario est tout à fait probable ».

    Ce n’est pas le hasard que la situation financière de la zone euro et les plans de sauvetage des pays en difficulté seront les principaux points de l’ordre du jour du prochain sommet de l’UE. Cependant, l’Europe unie, ce n’est pas un projet uniquement économique, rappelle Nikolaï Kavechnikov de l’Institut de l’Europe de l’Académie des sciences de Russie.

    « D’une part, le fait que le nombre des pays membres relativement pauvres est en train de croître et que cela va continuer dans l’avenir, pose un très grand problème à l’Union européenne. D’autre part, ces pays, on ne pouvait pas ne pas les prendre à bord. Parce que l’Union européenne, c’est un projet aussi politique. Or l’idée de l’intégration européenne suppose que tous les pays européens – qu’ils soient riches ou pauvres – sont réunis ».

    A la veille du sommet de l’UE le grand quotidien israélien Maariv a mentionné un phénomène selon lui « avéré » : « Lorsque les gens sérieux, très sérieux, sont demandés de prendre une décision portant un caractère politique, toutes les considérations rationnelles existantes tombent ».

    On espère quand-même que les dirigeants européens réunis le 18 octobre prochain à Bruxelles feront preuve de sagesse ou au moins d’intuition. T

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