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    La bulle de gaz de schiste aux Etats-Unis se dégonfle

    La bulle de gaz de schiste aux Etats-Unis se dégonfle

    Photo : EPA
    Economie
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    L’un des géants gaziers et pétroliers du monde, la Royal Dutch Shell, se retire progressivement des projets de production de gaz de schiste. Il y a quelques jours la compagnie a annoncé la vente de plusieurs de ses actifs dans cette sphère pour motif de non exécution des plans de production.

    Au début de l’année 2012 on comptait beaucoup aux Etats-Unis sur le gaz de schiste. Le président Barack Obama a annoncé alors que les nouvelles technologies d’extraction assureraient l’indépendance énergétique des Etats-Unis pendant un siècle. La révolution dite de schiste a en effet joué son rôle dans l’économie nationale. Les Etats-Unis ont cessé d’importer du gaz naturel, en développant son extraction des schistes. Mais peu de temps après les plus grosses compagnies ont commencé à signaler des problèmes. Ainsi, les corporations britanniques BP et BP Group ont annoncé l’une après l’autre des pertes d’un milliard de dollars et d’un milliard trois cent millions respectivement.

    A présent c’est le tour de Shell qui a déjà perdu pour plus de deux milliards d’actifs. Sur la liste des projets à vendre figurent des terrains situés sur le territoire de l’un des plus importants gisements de schistes aux Etats-Unis – le gisement d’Eagle Ford, au Texas. La compagnie a expliqué que près de deux cent puits forés sur ces terrains « ne parviennent pas à assurer les quantités planifiées de production de gaz de schiste. »

    Des experts s’attendent à une stabilisation de la production après le pic de 2011. Et on ne peut pas parler de l’exportation de l’hydrocarbure américain vers l’Europe et l’Asie, estime Dmitri Alexandrov.

    « S’il n’y a pas de problèmes avec l’exécution du budget, nous assisterons plutôt à un rétablissement de la croissance de la production (de gaz de schiste).Bien entendu, pas à l’échelle dont on parlait il y a un an, mais uniquement pour assurer les besoins du marché national. Je suis persuadé que compte tenu des plans de nouvelle industrialisation du pays, les Etats-Unis n’ont pas du tout l’intention d’obtenir une diminution des prix du gaz naturel dans le monde. Il n’y a aucun sens à livrer leur gaz de schiste bon marché que ce soit en Europe ou en Asie-Pacifique. »

    D’autres pays misent actuellement sur le gaz de schiste. Par exemple, la Pologne et l’Ukraine qui entendent ainsi réduire leur dépendance de l’hydrocarbure russe. Varsovie et Kiev auraient dû il y a longtemps tirer une leçon de l’expérience américaine, selon Konstantin Simonov, directeur général du Fonds de sécurité énergétique nationale.

    « L’année dernière un puits a été foré en Pologne, baptisé « flamme de l’espoir ». Or au sens commercial la situation concernant ce projet se détériore. Il n’est pas rentable, et sur ce plan on ne saurait s’attendre à un succès rapide en Ukraine. » T

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