Ecoutez Radio Sputnik
    Union Européenne - Evaluations et pronostics pour 2014

    Union Européenne - Evaluations et pronostics pour 2014

    © Flickr.com/NeonMan/cc-by-nc
    Economie
    URL courte
    0 0 0

    L’année 2014 sera difficile et à bien des égards imprévisible pour l’Union Européenne. Les élections de mai au Parlement européen, principal organe représentatif de l’UE, seront certainement un événement majeur.

    La Lettonie adhère à partir du 1er janvier à la zone euro. La Lituanie va s’y préparer durant toute l’année 2014.Tandis que la supervision de tous les processus politiques et économiques au sein de l’UE incombera aux pays assumant la présidence tournante. Dans le premier semestre de l’année ce sera la Grèce. Et à partir du 1er juillet la Grèce sera relayée par l’Italie

    Les prochaines élections européennes seront pour l’UE un véritable test de résistance anticrise. A en juger d’après les résultats de sondages, leur issue est imprévisible.

    Le manque de centralisation et de coordination dans le contexte de la coexistence de la Banque Centrale Européenne et des banques nationales constitue l’un des principaux obstacles économiques sur la voie d’un avenir commun radieux, a noté Alexeï Kouznetsov, en charge du Centre d’études européennes de l’Institut d’économie mondiale et des relations internationales auprès de l’Académie russe des sciences :

    « Le problème du statut de la Banque Centrale Européenne (BCE), ses tentatives de garder son autonomie vis-à-vis des gouvernements nationaux sont au cœur des discussions. C’est en principe une bonne chose. Mais d’autre part, c’est précisément dans les conditions de crise qu’une telle conception est toujours la cible de critiques. Pour le moment les autorités politiques et financières nationales de pays membres de l’UE se disent prêtes à se subordonner à la BCE. Mais naturellement à un certain moment la situation peut radicalement changer. »

    Quoi qu’il en soit, à partir du 1er janvier 2014 la présidence tournante de l’UE passe à la Grèce, principal pays « à problèmes », et la zone euro s’attend à l’entrée de la Lettonie. Une telle paire de pays est on ne peut plus représentative de l’UE d’aujourd’hui. Par là même l’UE semble dire à tous ceux qui doutent : la zone euro n’est pas morte, non seulement elle garde la Grèce, mais elle s’élargit.

    Or les problèmes de la Grèce sont loin d’être considérés comme réglés. Le fait qu’il est peu probable qu’une faillite - toujours possible de la Grèce - puisse enterrer toute la zone euro est une autre chose, a expliqué Viatcheslav Sentchagov, expert à l’Institut d’économie de l’Académie russe des sciences de Russie :

    « Je pense que dans ce cas également l’euro se maintiendra en tant que monnaie. Certes cela portera un coup au cours de change de la monnaie européenne face au dollar US, entamera la confiance envers l’euro et l’UE elle-même. D’un autre côté, une telle évolution des événements sera une sorte de signal pour l’UE l’invitant à prendre des décisions encore plus radicales afin d’éviter un défaut de payement dans d’autres pays. »

    Et en attendant les experts gardent, sans doute, leurs pronostics optimistes pour l’avenir… T


    Lire aussi:

    «Si on n’a pas de souveraineté sur sa monnaie, on n’a de souveraineté sur rien»
    Vladimir Poutine au "Figaro" : «Arrêtez d'inventer des menaces russes imaginaires!»
    Euro pour toute l’UE: une idée «complètement déconnectée des réalités»
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik