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    Le capital étranger quitte les marchés en voie de développement

    Le capital étranger quitte les marchés en voie de développement

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    Le capital étranger fuit des marchés en voie de développement. Sur fond de l'instabilité économique globale, les investisseurs préfèrent les pays calmes sur le plan politique, ayant une bonne base juridique.

    En raison de cela, les experts prédisent les plus grandes difficultés à la Turquie, au Brésil, à l'Inde, à la République Sud-Africaine, à l'Ukraine, au Mexique, à la Thaïlande et à l'Indonésie, pays les plus dépendants des investisseurs étrangers. En Russie, la situation est plus optimiste, mais il est nécessaire de prendre des mesures préventives.

    Dans l'économie, s'est dessinée la tendance de la réduction de l'afflux du capital étranger dans les pays en voie de développement. Si cela continue, plusieurs d'entre eux ne pourront tout simplement plus se développer : ils n’auront pas d'argent pour la réalisation des nouveaux projets, les projets existants seront gelés. Les experts voient un danger particulier pour les pays les plus dépendants des investisseurs étrangers. Dans la zone du risque, se trouve la Turquie, le Brésil, l'Inde, la République Sud-Africaine et l'Indonésie - les analystes de Morgan Stanley ont même introduit pour eux le terme « les cinq fragiles ». Leur déficit des comptes des opérations en cours, la dette extérieure, le niveau de l'inflation sont tels qu’une impulsion, même assez petite, suffit pour que l'économie s’écroule comme un château de cartes.

    En principe, ces pays ont déjà senti l’effet négatif de la réduction de l'afflux du capital étranger et ont commencé à chercher d'autres voies du financement du déficit du budget d'État et de la balance commerciale. En particulier, en Turquie et dans la République Sud-Africaine, on a augmenté un de ces jours les principaux taux d’intérêts. Cependant cette mesure, assez efficace autrefois, maintenant n’est pas une panacée, trouve l'expert des marchés de dettes Dmitry Dorofeev.

    Les augmentations en cours des taux d’intérêt ne sont pas capables de faire changer sérieusement la situation. Elles peuvent la freiner un peu mais non la changer foncièrement. En premier lieu, ces pays, « les cinq fragiles », doivent équilibrer leurs comptes des opérations en cours. Par exemple, aux frais de la réduction de l'importation. On peut faire cela avec l'aide de l'introduction des restrictions administratives, ou bien par la réduction de la motivation d’importer quelques produits, ou alors – la solution la plus banale – par la dévaluation des monnaies nationales.

    Le facteur du risque pour les investisseurs, c’est toujours l'instabilité politique. L’Ukraine et la Thaïlande l’ont senti particulièrement ces derniers temps. Les businessmen étrangers veulent être assurés que la législation locale gardera leurs intérêts financiers dans tous les cas.

    En raison de cela, les experts recommandent à la Russie d'activer les efforts visant l'amélioration du climat d'affaires. Malgré le fait que maintenant la Russie ne connait pas de difficultés avec l'afflux du capital étranger et que même, suivant les résultats de l’année 2013, elle a occupé la troisième place dans la cote mondiale par le volume des investissements étrangers, il faut entreprendre de gros efforts pour intéresser les investisseurs dans l’avenir.

    Il convient de rappeler que dans la cote de l'agence « Bloomberg Best Countries for Business – 2014 », la Russie est entrée dans top-50 des meilleurs pays pour la gestion des affaires, ayant occupé la 43e place sur 157 possibles et ayant remonté en comparaison avec l'année précédente de 13 positions. Les experts ont cité parmi les points forts de l'économie de la Russie, son marché vaste de consommation et l'appartenance à l’OMC. D'autre part, selon les dépenses des entrepreneurs, y compris temporaires, la Russie connait un retard considérable par rapport au niveau moyen en ce qui concerne l'ouverture d’un nouveau business dans le pays.

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