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    Union eurasiatique : les Russes approuvent

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    Deux tiers des Russes approuvent la création de l’Union économique eurasiatique. C’est ce qui ressort des résultats du sondage réalisé par le Centre panrusse d'étude de l'opinion publique (VtsIOM) et présenté dans l’agence d’information Rossiya Segodnya.

    L’accord sur l’Union économique eurasiatique dont la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie font partie, entrera en vigueur le 1er janvier 2015 en ouvrant l’accès à un marché comptant quelques 170 millions de consommateurs, en offrant des opportunités pour la création de sociétés internationales et la mise en place de productions communes et en favorisant l’apparition à terme d’un nouveau centre économique.

    Presque la moitié des sondés voient l’Union eurasiatique comme une association d’Etats de nature totalement novatrice. Mais la deuxième réponse la plus populaire est la suivante : « une nouvelle forme d’Union soviétique garantissant toutefois l’indépendance politique des Etats membres ».

    Nos pays ont une matrice idéologique commune et partagent la même vision de la vie. Mais il n’y aura pas d’Union soviétique numéro deux, est convaincu le président du Centre de la conjoncture politique Serguei Mikheïev.

    « Je pense que les gens qui ont parlé de la renaissance de l’URSS, ont pensé non pas à la primauté du parti communiste mais aux avantages économiques et sociaux des années 1970, à la coopération économique poussée. Il n’y aura donc pas une autre URSS. Ceci étant, l’Union eurasiatique est impossible sans une composante politique. Il est impossible de séparer la politique de l’économie. Ce qu’il faut, c’est un compromis raisonnable. C’est pourquoi on ne pourra pas éviter une coordination partielle des politiques étrangères ».

    Mais où se trouvera le centre de la nouvelle union ? Moscou, grande mégapole russe, s’esquive devant Ekaterinbourg, ville russe de l’Oural équidistante des principales villes de l’Union. Astana, la capitale kazakhe, est à la troisième place. Selon le directeur de l’Institut de problèmes régionaux Dmitri Jouravlev :

    « Si l’on parle des infrastructures, Astana serait le meilleur choix. C’est une ville nouvelle qui peut accueillir les institutions de l’Union eurasiatique. Ekaterinbourg est en un sens la capitale psychologique, une ville se trouvant entre l’Europe et l’Asie. Mais elle ne s’est pas préparée à devenir la capitale. Regardez Bruxelles, par exemple, dont les habitants organisent des rassemblements pour demander la délocalisation les institutions européennes parce que les gens en sont las ».

    Presque la moitié des sondés estime que l’Arménie se joindra à l’Union dans un avenir proche. Quant à l’Ukraine, les événements dramatiques dans ce pays ont fait qu’elle est à la toute dernière place dans la CEI. Les sociologues n’ont malheureusement pas mis la Serbie dans le sondage. Il n’y a pas non plus de données relatives au soutien de l’idée de l’intégration eurasiatique au sein du pays. Mais l’existence de ce soutien est incontestable, fait remarquer Ioulia Iakoucheva, directrice du centre politique « Nord-Sud ».

    « Les élites politiques ont cependant des idées qui sont différentes. Ces idées, elles sont liées à l’Union européenne même si cela est nuisible pour l’économie du pays. Le dernier sondage du VTsIOM portant sur les peuples qui sont considérés comme des peuples frères par les Russes, a montré que les Serbes sont parmi les favoris (et à la première position parmi les peuples en dehors de la CEI – ndlr). Et les Serbes aiment bien les Russes. Il y a donc des perspectives mais le problème tient à celui qui sera élu par les Serbes. Parce que le mouvement pro-européen, qui est assez fort dans ce pays, manque d’unité. Tant qu’il n’y a aucun but commun, la Russie a peu de chances de faire quoi que ce soit par elle-même ». /N

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