Ecoutez Radio Sputnik
    La Russie et la Chine construiront des centrales nucléaires dans les tiers-pays

    La Russie et la Chine construiront des centrales nucléaires dans les tiers-pays

    © Photo: REUTERS/Benoit Tessier
    Economie
    URL courte
    0 21
    S'abonner

    La Russie et la Chine sont capables de coopérer avec succès dans la construction des centrales nucléaires dans les tiers-pays suivant au moins trois positions.

    Le directeur du Centre de l’énergie et de la sécurité, le rédacteur en chef de la revue « Club Nucléaire » Anton Khlopkov a commenté ainsi la signature par les parties d’un protocole sur la sortie commune éventuelle sur le marché mondial des services nucléaires.

    Récemment, le chef de Rosatom Sergueï Kirienko a qualifié la Chine de principal concurrent de la Russie dans l’avenir sur le marché mondial de l'énergie atomique. Il a marqué que la Russie avait dépassé les États-Unis, la France et le Japon qui sont traditionnellement les leaders dans cette branche. Mais bientôt, la concurrence des réacteurs chinois deviendra réelle, pronostique Sergueï Kirienko.

    Mais ce ne sera pas un obstacle pour la coopération lors de la construction des centrales nucléaires dans les tiers-pays, trouve Anton Khlopkov :

    « Les technologies que propose pour l'exportation la Chine, jusqu'à présent, ce sont au maximum les réacteurs de la deuxième génération. La Russie propose les réacteurs 3+, c'est-à-dire plus parfaits du point de vue de la sécurité. L'accident sur la centrale nucléaire Fukushima a montré l’importance de la sécurité. On doute que la Chine puisse proposer pour l'exportation les réacteurs de la troisième génération avant 5-7 ans - c’est le standard minimal du marché mondial. C'est pourquoi, ici, la Russie possède un avantage. »

    La Russie a un assez grand carnet de commandes pour la construction des centrales nucléaires où la Chine pourrait l'aider, trouve Anton Khlopkov :

    « Premièrement, c’est le co-financement. La Russie réalise plusieurs projets à l'étranger en les créditant dans une grande mesure. Certains projets sont crédités par les banques russes jusqu'à 90 pour cent. La Chine pourrait y prendre part, si cela l’intéresse. Les compagnies chinoises pourraient participer à la fabrication d’une partie de l'équipement pour les centrales nucléaires. C'est le deuxième aspect de la coopération possible sur les marchés des tiers-pays. »

    Une autre direction est la participation des ingénieurs et des constructeurs chinois à la réalisation des projets. Ici, une approche équilibrée est importante : la Russie possède une série de savoir-faire technologiques qui doivent rester confidentiels même après la fin de la construction de la centrale nucléaire en commun.

    La Chine a une grande expérience de la construction simultanée des centrales, elle construit 28 réacteurs nucléaires. De plus, le coût de la main-d’œuvre est considérablement plus bas qu'en Russie. C'est pourquoi, si les commandes que possède la Russie ne peuvent pas être réalisées exceptionnellement par les spécialistes russes, il est possible d’y faire participer des spécialistes chinois.

    Les formats de la coopération dans la construction des centrales nucléaires dans les tiers-pays seront examinés à la prochaine réunion de la sous-commission russo-chinoise sur les questions nucléaires. Il faudra examiner aussi la participation de la Russie à la construction de la centrale nucléaire dans les régions continentales de la Chine. Et la Chine s’intéresse à la possibilité de l'utilisation des centrales nucléaires flottantes, en premier lieu, pour alimenter en énergie les territoires insulaires et les gisements d’hydrocarbures sur le plateau continental.

    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik