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Selon l'ONG Transparency International, près de 37.000 propriétés de Londres appartiennent à des sociétés enregistrées dans les paradis fiscaux, cachant l'identité réelle de leur détenteur.

De nombreuses propriétés de luxe à Londres sont achetées avec de l'argent sale, a déclaré mercredi l'ONG Transparency International dans son rapport sur la corruption.

"Les indices s'accumulent pour montrer que le marché immobilier britannique est devenu un refuge pour le capital corrompu volé à travers le monde. Et cette tendance est facilitée par une législation qui autorise de posséder une propriété à travers des sociétés offshore secrètes", a indiqué Robert Barrington, directeur exécutif de Transparency International, cité par l'agence AFP.

Selon l'ONG, près de 37.000 propriétés londoniennes appartiennent à des sociétés offshore cachant l'identité réelle de leurs détenteurs et enregistrées dans les paradis fiscaux (îles Vierges britanniques, Jersey, Guernesey et île de Man).

D'après Transparency International, 75% des propriétés londoniennes dont les détenteurs font l'objet d'une enquête pour corruption ont été acquises via des sociétés offshore.

La chaîne de télévision BBC a rapporté que la valeur moyenne des propriétés en question s'élève à 1,5 million de livres (2,3 millions de dollars) et que les maisons les plus chères sont évaluées à 9 millions de livres (près de 14 millions de dollars).

Transparency International a appelé le gouvernement de David Cameron à obliger les acheteurs de biens immobiliesr de dévoiler leurs noms et à limiter le paiement en liquide pour les acquisitions immobilières.

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Tags:
blanchiment d'argent, corruption, Transparency International, Robert Barrington, David Cameron, Londres, Royaume-Uni
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