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Le prix du chou-fleur a triplé au Canada pour atteindre 8 dollars canadiens (5,51 dollars américains) suite à la baisse du cours du pétrole, écrit le New York Times.

La chute du prix du baril a également fait baisser le dollar canadien car l'économie du pays est dépendante de l'or noir et d'autres ressources énergétiques. C'est la raison pour laquelle les importations, entre autres de légumes frais des États-Unis pendant l'hiver canadien froid, coûtent plus cher en cas de baisse des cours, écrit le NYT.

Depuis plusieurs années les affaires du Canada s'étaient bien portées, à l'image de la prospérité commerciale globale, indique le NYT. L'économie chinoise connaissait une forte croissance et son appétit à première vue insatiable pour les matières premières avait permis d'augmenter les prix du pétrole, du nickel et d'autres ressources canadiennes. Mais la demande chinoise, elle aussi, rencontre des perturbations aujourd'hui et les tarifs des matières premières ont évolué. Ces facteurs affectent négativement l'économie canadienne: le PIB du pays n'a augmenté que de 0,6% au troisième trimestre 2015 après un semestre de croissance négative.

A partir d'octobre, le dollar canadien a accéléré sa chute par rapport au dollar américain. Il y a deux ans 1 dollar canadien valait 0,93 dollar US — il est descendu aujourd'hui à 0,69 dollar.

La sécheresse en Californie, où les Canadiens achètent la plupart de leurs légumes entre les saisons n'a fait qu'aggraver la situation. La réduction des récoltes a poussé les fermiers à augmenter le prix en dollars américains.

Au final, les légumes frais sont devenus un luxe pour les consommateurs canadiens, remarque le NYT.

Selon le journal, un pied de salade Iceberg coûte désormais environ 3 dollars canadiens (2,07 dollars US) par rapport aux 90 cents canadiens habituels (60 cents américains). Le chou brocoli coûte 4 dollars US contre 1,5 dollars US pour deux auparavant. Enfin, le chou-fleur était vendu l'hiver dernier 2,5 dollars canadiens (1,72 dollar US).

Le cours du pétrole mondial sur les marchés était stable jeudi matin après être passé la veille en dessous d'un nouveau seuil psychologique important — 27 dollars le baril — sur fond de craintes accrues concernant les perspectives de l'économie mondiale, ainsi que des turbulences qui se maintiennent sur les marchés financiers.

La valeur du contrat à terme WTI jeudi matin avait baissé de 0,1 dollar (-0,35) jusqu'à 28,25 dollars le baril. Le baril de Brent à la bourse de Londres ICE Futures était coté à 27,93 dollars.

L'ex-ministre russe des Finances Alexeï Koudrine n'a pas non plus exclu jeudi "une baisse du cours pétrolier jusqu'à 18, voire 16 dollars le baril".

L'Onu a prédit mercredi qu'en 2016 le prix du baril continuerait de diminuer, et que sa valeur moyenne à la fin de l'année serait de 51 dollars pour le baril Brent.

Le même jour, l'agence internationale de notation Fitch a abaissé la note du cours pétrolier et gazier après le récent fléchissement des facteurs fondamentaux de l'offre et de la demande.

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Tags:
The New York Times, prix du pétrole, chou-fleur, pétrole, Fitch, Alexeï Koudrine, Californie, Canada, États-Unis
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