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Les pays européens renoncent aux énergies vertes à la faveur du pétrole et du gaz dont les prix sont en baisse.

L'Europe ne veut plus payer pour les énergies renouvelables en réduisant le montant des subventions et le nombre de nouveaux projets. Les énergies vertes deviennent trop désavantageuses dans le contexte d'effondrement des prix du pétrole, du gaz et du charbon.

Depuis plus d'une décennie, les pays européens ont été les leaders mondiaux dans le développement des énergies éolienne et solaire, écrit le journal américain Wall Street Journal. En 2004, les énergies renouvelables représentaient 14% de la production d'énergie dans l'UE, alors qu'en 2013, la proportion est passée à 25%.

Cependant, ces deux dernières années, l'Espagne, le Royaume-Uni, l'Italie et d'autres pays ont commencé à réduire les subventions dans le domaine des énergies renouvelables afin de réduire les dépenses du pays ainsi que le prix de l'électricité sur fond de ralentissement économique. En conséquence, le nombre de projets approuvés a fortement chuté, et les investisseurs délaissent cette industrie, qui pouvait auparavant toujours compter sur le soutien continu des pays.

Actuellement, les fermes solaires et éoliennes sont en compétition avec les énergies traditionnelles pour les aides gouvernementales dans la plupart des pays européens, alors que la réduction des subventions donne un message clair que les énergies renouvelables doivent retomber sur leurs pieds, souligne le journal.

Il n'y a qu'un seul grand projet dans l'énergie solaire qui a reçu une approbation en Europe (hormis au Royaume-Uni) en 2015. Il s'agit d'un projet d'une capacité totale de 2 mégawatts — un chiffre très modeste — pour cinq ans. Par contre, en 2010, 14 nouveaux projets d'une capacité totale de 240 mégawatts ont été approuvés.

L'industrie de l'énergie éolienne n'est pas non plus dans une bonne passe. En 2010, les pays européens ont approuvé des nouveaux projets de parcs éoliens littoraux d'une capacité totale de près de 6.000 mégawatts. Ce chiffre est tombé à 1.000 mégawatts en 2015.

Les investissements européens dans les énergies renouvelables avaient atteint 107 milliards d'euros en 2011, alors qu'en 2014, ils sont tombés à 50 milliards d'euros, malgré le fait que l'Allemagne, la France et les Pays-Bas continuent d'investir massivement dans les énergies renouvelables.

Ainsi, il sera extrêmement difficile pour les énergies vertes de concurrencer les sources d'énergie conventionnelles, compte tenu de la baisse des prix du pétrole, du gaz et du charbon.

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Tags:
gaz, prix du pétrole, investissements, secteur énergétique, énergie solaire, énergie éolienne, énergies renouvelables, Wall Street Journal, Italie, Espagne, Pays-Bas, Allemagne, France, Royaume-Uni, Europe
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