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    Sanctions, hein? Les obligations russes toujours désirées par l’Occident

    Sanctions, hein? Les obligations russes toujours désirées par l'Occident

    © REUTERS / Stefan Wermuth
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    Certains investisseurs occidentaux peuvent n'avoir d'autre choix que de continuer à acheter des obligations russes.

    "Ayant déjà donné aux banques quelques maux de tête, la Russie revient sur les marchés obligataires internationaux en posant un dilemme pour les investisseurs" estime le quotidien américain Wall Street Journal (WSJ).

    Beaucoup de banques européennes et américaines ont cessé d'investir dans la dette russe en raison de la peur d'aller à l'encontre des sanctions occidentales antirusses. Certains investisseurs hésitent à acheter des obligations pour la même raison.

    Cependant, selon le journal, si les obligations russes sont incluses dans trois indices obligataires des marchés émergents (EMBI) de JPMorgan Chase&Co. (l'une des plus grandes banques du monde), les fonds d'investissement peuvent n'avoir d'autre choix que de commencer à les acheter automatiquement.

    Ces indices sont des points de référence pour la dette publique des marchés émergents libellée en dollars.

    "La clé sera de savoir si elles (les obligations russes, ndlr) vont dans les indices. Cela pourrait forcer les fonds indiciels à acheter ces obligations quelle que soit leur volonté", souligne Paul McNamara, un gestionnaire de fonds chez GAM Holding AG, cité par le WSJ.

    JPMorgan a une série d'exigences qui doivent être remplies pour qu'une dette soit incluse dans les indices EMBI. Ainsi, les obligations doivent être émises par des marchés émergents, libellées en dollars, avoir une taille minimale de 500 millions de dollars et une échéance de plus de deux ans et demi.

    Les obligations russes répondraient à toutes ces exigences, note le quotidien.

    Toutefois, le "test final" pour les obligations sera leur capacité à être suffisamment liquides, ce qui est vérifié en analysant le nombre de courtiers qui cotent les prix des obligations et à quel point il est facile pour les investisseurs de les acheter et de les vendre.

    Comme les courtiers ressentent de la pression en raison des sanctions occidentales contre Moscou, les obligations russes peuvent échouer le test.
    Auparavant, Bruxelles a appelé les banques européennes à ne pas acheter d'obligations publiques russes. Un appel similaire avait antérieurement été lancé par Washington. Les Etats-Unis et l'UE craignent que le placement de ces obligations n'affaiblisse l'effet des sanctions visant la Russie.

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    sanctions antirusses, obligations, investissements, JPMorgan, Wall Street Journal, Occident, Bruxelles, Russie
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