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    Fonds monétaire international

    Le chantage du FMI pousse Athènes à chercher le soutien de Moscou

    © Sputnik . Natalia Seliverstova
    Economie
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    La crise financière en Grèce (237)
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    Selon une publication de WikiLeaks, des responsables du Fonds monétaire international (FMI) ont récemment étudié la possibilité de provoquer la faillite de la Grèce afin de l'amener à accepter de nouvelles mesures d'austérité.

    Vu le chantage exercé par le Fonds monétaire international à l'égard de la Grèce, cette dernière doit demander à la Russie, membre influent du FMI, de signaler cette pratique inadmissible lors d'une réunion du Conseil des gouverneurs du Fonds, a déclaré Notis Marias, député grec du Parlement européen, à l'agence Sputnik.

    Selon une révélation de WikiLeaks, lors d'une téléconférence consacrée au sort de la Grèce, le directeur du Département Europe du FMI, Poul Thomsen, et la chef de la mission du FMI pour la Grèce, Delia Velkouleskou, ont envisagé l'idée de provoquer la faillite du pays afin de lui faire accepter les nouvelles mesures d'austérité non prévues par le troisième plan d'aide à Athènes.

    "Le FMI fait chanter la Grèce, et nous le savons très bien. Notre gouvernement connaît parfaitement la stratégie du FMI. WikiLeaks n'a fait que confirmer cette politique de chantage", a affirmé M. Marias.

    Selon lui, "le gouvernement grec pourrait utiliser la prochaine visite du président russe Vladimir Poutine à Athènes pour lui demander de soulever la question du chantage au sein des structures directrices du Fonds".

    "Il faut porter cette question au niveau international", a indiqué le député européen.

    Il a rappelé que les tentatives d'Alexis Tsipras d'obtenir le soutien du vice-président américain Joe Biden et de la chancelière allemande Angela Merkel n'avaient pas abouti.

    "Les pays occidentaux s'accordent pour masquer la politique de chantage pratiquée par le FMI", a constaté M. Marias.

    Selon lui, la Grèce doit demander à des membres influents du Fonds tels que la Russie, le Brésil, l'Inde et la Chine d'évoquer ce problème lors des réunions du Conseil des gouverneurs.

    "Oui, l'Amérique a le droit de veto au sein du FMI. Mais le Fonds, ce ne sont pas que les Etats-Unis. Il faut soulever cette question", a souligné le parlementaire grec.

    Il estime que la Grèce pourrait également réclamer une compensation du préjudice causé au pays par le Fonds monétaire international.

    "Le FMI a reconnu avoir commis des erreurs dans son programme pour la Grèce. Si le préjudice s'élève à des centaines de milliards d'euros, la Grèce doit exiger qu'il soit indemnisé par le Fonds", a conclu l'interlocuteur de l'agence.

    Dossier:
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    Tags:
    faillite, dette, créanciers, Fonds monétaire international (FMI), WikiLeaks, Delia Velkouleskou, Poul Thomsen, Angela Merkel, Joe Biden, Alexis Tsipras, Brésil, Chine, États-Unis, Russie, Grèce
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