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L'Arabie saoudite est intéressée par la participation d'investisseurs russes à la privatisation de la compagnie pétrolière nationale Saudi Aramco, a déclaré le ministère de l'Energie du pays Khalid Al-Falih.

"Nous saluons tous les investisseurs", a-t-il déclaré à la veille du sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Saudi Aramco, officiellement Saudi Arabian Oil Company, est la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures (son nom est la contraction d'Arabian American Oil Company). Elle possède la quasi-intégralité des ressources en hydrocarbures du royaume et, du point de vue de ses réserves comme de sa production, elle est de loin la première compagnie pétrolière mondiale. Le prix de ses réserves, qui atteignent 261 milliards de barils, est de 319 milliards de dollars. Les réserves d'Aramco dépassent de 10 fois celles du géant pétrolier Exxon Mobil. La compagnie saoudienne contrôle plus de 10 % du marché mondial.

De son côté, le ministre de l'Energie du Koweït a déclaré qu'il attendait une augmentation des prix du pétrole, qui devraient se fixer au deuxième semestre 2016 à 50 ou 60 dollars le baril, ce qui est, selon lui, "un bon niveau". 

La plupart des experts sont convaincus qu'il ne faut pas s'attendre à ce que les prix du pétrole grimpent à 100 dollars le baril. Le ministre russe de l'Economie Alexeï Oulioukaev est d'accord avec eux. "En ce qui concerne le pétrole, le prix de 50 dollars le baril convient aux fournisseurs comme aux consommateurs", a-t-il déclaré.

Le roi d'Arabie saoudite  Salmane ben Abdelaziz Al Saoud
© AP Photo / Pablo Martinez Monsivais, File

Les prix mondiaux du pétrole ont chuté de 115 dollars à moins de 30 dollars le baril entre juin 2014 et janvier 2016, atteignant leur plus bas niveau suite à la surabondance de l'offre mondiale d'or noir.

Les représentants de plusieurs pays producteurs de pétrole se sont réunis le 17 avril à Doha. Ils auraient dû signer un accord sur un gel de la production afin d'éviter une nouvelle chute des prix des hydrocarbures. Mais cette initiative a échoué à cause de l'Arabie saoudite, qui a refusé de signer quoi que ce soit en l'absence de l'Iran, qui n'était pas représenté lors de cette réunion dans la capitale qatarie.

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Tags:
marchés, hydrocarbures, investissements, économie, pétrole, ministère saoudien de l'Energie, Khalid Al-Falih, Arabie Saoudite
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