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    Le projet du gazoduc Nord Stream 2

    Certains pays d'Europe de l'Est ne voient pas d’un bon œil Nord Stream 2

    © Sputnik. Sergey Guneev
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    Présente aux différentes manifestations du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Isabelle Kocher, directrice générale de l’entreprise énergétique Engie a parlé dans une interview accordée à Spuntik des réussites de sa société en Russie et des enjeux du projet de gazoduc Nord Stream 2.

    Isabelle Kocher, directrice générale du géant énergétique français Engie (ancien GDF Suez), dans une interview à Sputnik en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF), a parlé du projet de gazoduc Nord Stream 2 qui doit relier la Russie à l'Europe à travers la mer Baltique.

    ​Elle a notamment déclaré que malgré le contexte politique incertain dans les relations entre la France et la Russie, l'entreprise, qui est présente sur le marché russe depuis 10 ans et achète du gaz aux sociétés russes, telles que Gazprom et Novotek, s'est tenue aux objectifs stratégiques.

    « Au-delà du commerce, il y a un enjeu stratégique : nous avons un projet d'infrastructure, un tuyau qui va partir de la région de Saint-Pétersbourg, tout près d'ici », fait-elle savoir.

    Plus tôt, les entreprises énergétiques Engie, OMV, Shell, Uniper et Wintershall avaient conclu un accord avec la société Gazprom sur le financement du projet du gazoduc Nord Stream 2. Selon l'accord, les partenaires européens investiront 50 % du coût total du projet de 9,5 milliards d'euros. Ainsi, la contribution de chacune des sociétés s'élèvent à 950 millions d'euros.

    « La production du gaz en Europe de l'Est diminue. Il faut fluidifier son arrivée sur le marché européen de l'ouest. C'est l'objectif du tuyau Nord Stream 2. Notre présence dans le projet doit garantir l'arrivée d'un gaz bon marché, fiable dans son approvisionnement, ce qui est essentiel pour nos clients », a expliqué Mme Kocher.

    En parlant du projet, la directrice d'Engie a cependant noté que certains pays étaient opposés à la construction du tuyau.

    ​« Certains pays d'Europe de l'Est ont peur que la France les prive du gaz dont ils ont également besoin. Je crois que aujourd'hui ce projet est plus compris pour ce qu'il est : le gaz va arriver en Europe de l'Ouest, mais assez largement revenir vers certains pays d'Europe de l'Est qui vont dépendre un peu moins de leur fournisseur exclusif, la Russie », a raconté Mme Kocher.

    Le projet Nord Stream 2 prévoit la construction de deux conduites de gazoduc à travers la mer Baltique entre la Russie et l'Allemagne, d'une capacité totale de 55 milliards de mètres cubes. Le chantier doit être terminé avant fin 2019. Le coût du projet est évalué à 9,9 milliards d'euros.

    En mars 2016, huit pays membres de l'Union européenne, à savoir la République tchèque, la Slovaquie, la Roumanie, la Pologne, la Hongrie et les pays baltes se sont prononcés contre la réalisation du projet. Un an après, le Wall Street Journal a annoncé que Bruxelles souhaitait discuter avec Moscou des moyens de dissiper les inquiétudes des pays concernés.

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    Tags:
    gazoduc, énergie, gaz, économie, Nord Stream 2, ENGIE (ex-GDF Suez), Gazprom, Isabelle Kocher, Europe de l'Est, France, Russie
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