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    La France revient en Iran avec Total

    © AFP 2019 FRED DUFOUR
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    La France devance les autres pays en Iran: Total est le premier groupe pétrogazier à revenir dans le pays après la levée des sanctions. Pour des experts, c’est un bon signe, même si la politique des États-Unis visant à isoler l’Iran ne leur semble pas raisonnable.

    L'Iran et Total signent un contrat de 4,8 milliards de dollars pour l'exploitation du champ gazier de South Pars. C'est la première compagnie occidentale du secteur pétrolier à revenir en Iran depuis la levée des sanctions. La France devance les autres pays: après les groupes automobiles PSA et Renault, il s'agit du troisième groupe français à y revenir.

    Cependant, «le groupe Total n'a jamais mis fin à sa présence en Iran. Même au plus fort de la crise, le groupe a tenu à conserver une représentation sur place. C'était une sécurité pour eux, l'enjeu étant trop important», a indiqué à Sputnik Thomas Flichy de La Neuville, membre du Cercle Mounier, un groupe de réflexion rassemblant notamment des historiens.

    «Si le contrat (de Total) a été signé, c'est que malgré la rigidification de la diplomatie française, il y a un fond de sympathie entre les deux pays qui permet de rétablir le dialogue avec les Iraniens».

    Pour Milad Jokar, spécialiste de l'Iran, et collaborateur au sein de l'IPSE (Institut Prospective & Sécurité en Europe), c'est une bonne nouvelle, car «il s'agit d'un accord gagnant-gagnant».

    Toute nouvelle tentative des États-Unis de sanctionner des entreprises européennes parce qu'elles font du business avec l'Iran serait mal vue en Europe.

    «Les nations européennes s'opposeraient à la volonté de Trump d'isoler économiquement l'Iran», a-t-il déclaré à Sputnik, ajoutant que «Total prend soin de ne pas faire d'erreur et de ne pas violer d'autres sanctions extraterritoriales américaines qui peuvent s'appliquer à des entreprises européennes».

    D'ailleurs, «le comportement de Donald Trump, décrit comme businessman est surprenant, puisqu'isoler l'Iran est égal à couper le business américain en Iran. C'est favoriser l'installation d'autres pays en Iran. C'est une perte nette pour les États-Unis», a martelé Milad Jokar.

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    Tags:
    Total, Milad Jokar, Thomas Flichy de La Neuville, Iran, France
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