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Scandale des turbines Siemens en Crimée (9)
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La Commission orientale de l'économie allemande souhaiterait que le groupe Siemens se maintienne sur le marché russe et avance une «solution légale» au problème des turbines.

Le problème de quatre turbines Siemens livrées en Crimée à l'insu du groupe allemand pourrait être résolu d'une «manière légale», si la Russie accepte de les restituer à l'entreprise, a déclaré Michael Harms, directeur de la Commission orientale de l'économie allemande.

«La proposition de Siemens en matière de rachat de ces turbines est toujours en vigueur», a déclaré M.Harms aux journalistes, ajoutant qu'il considérait cette solution comme «simple et bénéfique pour toutes les parties».

Selon ce dernier, ceci pourrait apporter une «solution légale» au problème. Toutefois, avoue-t-il, suite à la résonance de l'affaire, «il sera difficile d'éviter un effet négatif».

Toutefois, a souligné le responsable, la Commission orientale de l'économie allemande s'oppose à un éventuel retrait de l'entreprise Siemens du marché russe.

«Siemens est présent en Russie depuis 165 ans et pour la compagnie c'est un marché clé. De notre côté, nous sommes très contents et le gouvernement russe est également content par l'action de Siemens… La compagnie y travaille de manière fantastique et il serait dommage que ceci y nuise», a déclaré le chef du comité.

Le «scandale des turbines» a éclaté le 5 juillet lorsque Reuters a annoncé, se référant à trois sources proches du dossier, que la Russie avait livré en Crimée des turbines à gaz fabriquées par Siemens, malgré les sanctions de l'Union européenne.

Lundi 10 juillet, le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes que les turbines livrées aux centrales électriques de Crimée étaient de fabrication russe.

Mercredi 13 juillet, Dmitri Peskov a une nouvelle fois commenté cette situation et a fait savoir que tous les matériels technologiques installés en Crimée et destinés à l'énergie électrique et à l'énergie en général étaient de fabrication russe.

En Crimée, «on installe en effet des produits technologiques liés à l'énergie électrique et à l'énergie en général. On y installe des produits dont le pays d'origine de fabrication est la Russie», a expliqué Dmitri Peskov.

Ensuite, on a appris que la diplomatie allemande préparait une réponse européenne face à ce «scandale des turbines». Mercredi, les représentants permanents des pays membres de l'UE ont approuvé l'élargissement de la liste des sanctions individuelles à l'encontre de la Russie. D'après les médias, les sanctions en question concerneraient des employés du ministère russe de l'Énergie et les entreprises qui ont transporté les turbines.

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Tags:
turbines à gaz, solutions, problèmes, livraisons, Siemens AG, Crimée, Allemagne, Russie
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