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La construction de l’infrastructure gazière au Kurdistan irakien, financée par la société russe Rosneft, permettra à cette région qui cherche à obtenir l’indépendance de Bagdad de devenir un important exportateur de gaz vers la Turquie et l'Europe.

Le géant pétrolier russe Rosneft envisage d'investir dans la construction d'un gazoduc au Kurdistan irakien, indique un communiqué diffusé par le site de la société. Selon le document, l'accord avec les autorités régionales kurdes portant sur le financement des infrastructures gazières doit être signé d'ici fin 2017. Les premières livraisons, quant à elles, seront lancées en 2019 pour desservir d'abord le marché intérieur, le début des exportations étant prévu en 2020.

«Le gazoduc régional kurde permettra non seulement d'assurer la livraison du gaz naturel sur les centrales électriques et les usines de la région, mais offrira également la possibilité d'exporter un volume important de combustible vers la Turquie et les marchés européens», indique le communiqué.

Les investissements seront réalisés dans le cadre d'un contrat du type BOOT (Build-Own-Operate Transfer: Construction-possession-exploitation-Transfert), c'est-à-dire que Rosneft pourra récupérer les coûts d'investissement par l'application de tarifs ainsi que d'une marge bénéficiaire fixée par l'accord.

Depuis 2014, le Kurdistan irakien exporte du pétrole en toute indépendance vis-à-vis du gouvernement central irakien. Le nouveau contrat entre Rosneft et le gouvernement kurde a été signé en juin 2017, soit deux mois avant le référendum sur l'indépendance de cette région du nord de l'Irak prévu le 25 septembre et adopté la semaine dernière par le Parlement du Kurdistan.

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Tags:
gaz, Rosneft, Kurdistan irakien, Russie
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