Ecoutez Radio Sputnik
    Lingots d'or

    Ankara rapatrie son or des USA pour réduire sa dépendance envers le dollar

    © Fotolia / Oleksiy Mark
    Economie
    URL courte
    10260

    La Turquie continue de prendre ses distances par rapport aux États-Unis en rapatriant 28 tonnes de son or stockées dans les coffres de la Réserve fédérale américaine.

    Après l'Allemagne, c'est le tour de la Turquie de rapatrier son or des États-Unis. Selon des experts cités par le journal allemand Frankfurter Allgemeine, ce geste témoigne de la hausse des tensions entre Washington et Ankara, sur fond notamment des récentes déclarations de Recep Tayyip Erdogan qui appelle à réduire la dépendance envers le dollar dans la gestion de prêts internationaux.

    À l'heure actuelle, la Turquie envisage de rapatrier 28 tonnes de son or stockées dans les coffres de la Réserve fédérale américaine.

    Il convient de rappeler que la Banque centrale allemande a elle aussi rapatrié près de 300 tonnes de ses réserves d'or stockées à New York au cours de ces dernières années. Pour le moment, 1.236 tonnes d'or allemand restent à New York, et 432 tonnes à Londres, mais il n'en reste rien à la Banque de France, qui en conservait auparavant 374 tonnes.

    Au cours de l'année dernière, la Banque centrale turque a presque doublé ses réserves d'or, qui atteignent aujourd'hui 231,9 tonnes, et continue de les accroître, suivant l'exemple de Moscou dans l'objectif d'être moins dépendant à l'égard de la monnaie américaine.

    Les plus grandes réserves d'or du monde appartiennent aujourd'hui aux États-Unis et à l'Allemagne, alors que la Turquie se trouve en dixième position.

    Lire aussi:

    Pourquoi plusieurs pays rapatrient leurs réserves d'or stockées aux USA
    La Russie a dépassé la Chine d'après le montant de ses réserves d'or
    Les réserves d’or turques totalement évacuées des États-Unis
    Tags:
    réserves d'or, rapatriement, dollar US, Bundesbank, Recep Tayyip Erdogan, Turquie, États-Unis
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik