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Les dernières nouvelles géopolitiques ont eu un effet sur le prix du baril de brut. Mais jusqu’à quand cet effet perdurera-t-il et autour de quels chiffres le prix sur l’or noir oscillera-t-il?

Sur fond du retrait des États-Unis de l’accord nucléaire avec l’Iran, le prix du brut est attendu dans la fourchette de 71 à 82 dollars le baril, estime le chef du département des recherches sur les marchés des matières premières de Saxo Bank Ole Hansen, cité par l’agence Prime.

«Cette nouvelle a certainement fait monter en flèche le prix du brut, mais les négociateurs se retrouvent aujourd’hui devant la question: jusqu’à quand ceci perdurera? À mon avis, du point de vue technique, la demande sur le pétrole n’a toujours pas atteint son maximum, mais y est proche», a-t-il indiqué.

En dépit de l'imprévisibilité des cours du pétrole, qui dépend en grande partie des relations politiques et des risques géopolitiques, il semble qu’ils entrent dans la fourchette de 71 à 82 dollars le baril, fait noter le spécialiste.

Cela étant dit, le prix dépendra de plusieurs facteurs: des actualités susceptibles de favoriser la montée des prix et de maintenir des positions «longues» des investisseurs sur le marché pétrolier, de l'augmentation des investissements dans l'industrie pétrolière au Brésil, au Canada et aux États-Unis ainsi que de la baisse de la demande sur le brut en raison de la hausse des prix de l'essence, a encore expliqué M.Hansen.

À 21h44 (heure de Paris), le prix des contrats à terme sur le pétrole Brent pour livraison en juillet s’est établi 77,53 dollars le baril.

Donald Trump a annoncé le 8 mai qu'il retirait son pays de l'accord signé à Vienne en juillet 2015, en vertu duquel l'Iran a accepté de brider son programme nucléaire en s'engageant à ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique en échange de la levée d’une partie des sanctions internationales visant la République islamique.

Pour sa part, le Président iranien Hassan Rohani a fait savoir que son pays restait fidèle à l'accord signé avec les cinq parties restantes, mais que l’Iran était prêt à reprendre en cas de besoin l'enrichissement d'uranium sans aucune limitation.

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Tags:
géopolitique, pétrole, baril, prix, investissements, Brent, Ole Hansen, États-Unis, Iran
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