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    George Soros

    George Soros prédit une nouvelle crise financière mondiale

    © AP Photo / Michel Euler
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    Envolée du dollar, fuite des capitaux et dévaluation des monnaies des marchés émergents figurent au programme de l'économie mondiale qui se dirige inévitablement vers une nouvelle crise financière, a affirmé l'investisseur et milliardaire George Soros.

    La fuite des capitaux des marchés émergents et l'envolée du dollar risquent de provoquer une nouvelle crise financière majeure, estime George Soros, milliardaire américano-hongrois.

    Il a mis en relief la résiliation de l'accord nucléaire avec l'Iran et la destruction de l'alliance transatlantique entre l'Union européenne et les États-Unis.

    Ces faits «auront obligatoirement un effet négatif sur l'économie européenne et entraîneront d'autres bouleversements», a-t-il affirmé, cité par Bloomberg.

    Il faut également s'attendre à une dévaluation des monnaies des marchés émergents, a-t-il noté.

    «Tout ce qui avait pu mal tourner a mal tourné», a-t-il indiqué.

    Dans ce contexte, il a évoqué la crise des réfugiés en Europe, les politiques d'austérité et la «désintégration territoriale» illustrée par le Brexit. Le remède proposé par Soros est un «plan Marshall» de l'Europe pour l'Afrique pour atténuer les pressions migratoires. Il a également proposé une transformation radicale de l'UE et l'éventualité pour les pays membres à renoncer à rejoindre la monnaie unique.

    Les activités de la fondation Soros, Open Society, avaient été précédemment suspendues en Hongrie, les autorités du pays estimant que le milliardaire finance des sociétés qui aident les migrants clandestins à entrer dans les pays de l'Union européenne.

    Les médias avaient également annoncé que le milliardaire avait investi plus d'un demi-million de dollars dans la campagne visant à mettre un terme à la procédure du Brexit.

    Le 8 mai, le Président américain a annoncé sa décision de retirer les États-Unis de l'accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien, ce qui a été vivement critiqué par l'UE. Le 18 mai dernier, la Commission européenne a adopté le premier paquet de mesures visant à protéger les entreprises européennes en Iran contre les sanctions américaines, les annulant légalement sur le territoire de l'UE.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré pour sa part que les relations entre l'Union européenne et les États-Unis étaient proches d'une guerre commerciale.

    Tags:
    migration, programme nucléaire iranien, crise, Brexit, ministère russe des Affaires étrangères, Commission européenne, Open Society Foundations, Union européenne (UE), Bloomberg, George Soros, Vienne (Autriche), Afrique, Hongrie, États-Unis, Iran, Europe
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