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Gazoduc Turkish Stream (101)
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La Russie veut obtenir des garanties de la part de l’UE avant de se décider sur le prolongement de Turkish Stream en Europe, a affirmé le chef de la diplomatie russe dans une interview accordée à un média serbe. Selon lui, il faut éviter que l’histoire de South Stream ne se reproduise.

Moscou sera prête à prolonger le gazoduc Turkish Stream sur le territoire des pays européens si l'UE lui donne la garantie qu'il ne sera pas entravé, à l'instar du projet South Stream, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dans une interview accordée au journal serbe Telegraf.

«Nous ne serons prêts à nous mettre respectivement au travail qu'après l'obtention de garanties fermes de la part des structures spécialisées de l'Union européenne», a-t-il précisé.

Selon lui, ce gazoduc peut passer par les territoires de la Bulgarie, de la Serbie, ainsi que de la Hongrie vers le terminal autrichien de Baumgarten.

Annoncé en décembre 2014, Turkish Stream devait compenser l'abandon surprise de South Stream, un précédent projet de gazoduc devant alimenter le sud de l'Europe en passant sous la mer Noire et en contournant l'Ukraine. La Russie l'avait arrêté en raison du blocage de la Commission européenne.

La mise en service du Turkish Stream était initialement prévue pour décembre 2016, mais le projet a été interrompu en octobre 2015, en raison d'une crise diplomatique de plusieurs mois entre Ankara et Moscou. Il a finalement été réactivé en septembre 2016. Il s'agit d'un gazoduc composé de deux tronçons qui auront chacun une capacité équivalente à 15,75 milliers de mètres cubes.

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Gazoduc Turkish Stream (101)

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Tags:
Turkish Stream, South Stream, Union européenne (UE), Sergueï Lavrov, Turquie, Bulgarie, Serbie, Hongrie, Russie
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