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    Production de véhicules du constructeur russe AVTOVAZ (photo d'archive)

    «Renault ne veut pas qu’à côté de Dacia, la marque Lada existe encore en Europe»

    © Sputnik . Anar Mowsumow
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    Le constructeur automobile russe AvtoVAZ a annoncé que les Lada ne seraient plus exportées vers l’Europe. Le directeur de Lada Allemagne GmbH, partenaire d’AvtoVAZ, Dieter Trzaska, a exposé à Sputnik son point de vue personnel sur cette décision du groupe.

    Si la situation évolue comme le présente l'Alliance (Renault-Nissan-Mitsubishi, qui inclut également Lada), aucune Lada ne sera livrée en Allemagne dès mars-avril 2020 par AvtoVAZ ou l'Alliance, a déclaré à Sputnik Dieter Trzaska, directeur de Lada Allemagne GmbH, commentant l'annonce par le constructeur automobile russe AvtoVAZ de sa décision de ne plus exporter des Lada vers l'Europe.

    «Cela ne signifie toutefois pas une importation "grise". Un plus grand nombre de véhicules arrivent en Europe, quel que soit leur standard d'échappement. Ces importations "grises" deviendront encore plus importantes dans les années à venir», a prévenu le chef d'entreprise.

    Selon ce dernier, la société devrait réduire son personnel technique, mais lors de l'achat de voitures Lada, les clients doivent garder à l'esprit que la garantie sera maintenue.

    «C'est garanti. En tant que garant et garant en vertu du droit européen, nous sommes obligés de maintenir la garantie», a souligné M.Trzaska.

    Il a cependant dit ne pas accepter l'explication selon laquelle l'interruption de la distribution de Lada en Europe aurait été décidée en raison des normes d'émission élevées de l'UE.

    «À mon avis, il ne s'agit pas du tout d'une décision économique. Les sommes qui nous ont été mentionnées et qu'il faudrait investir pour convertir les véhicules en Euro 6 sont bel et bien utopiques. Ainsi, pour convertir la Lada 4x4 selon la norme Euro 6, le montant de 1,2 million d'euros a été cité. Selon nos données à nous, il suffirait d'installer quelques joints et un absorbeur. S'ils partent même de 100.000 à 200.000 euros, c'est déjà aussi très cher. La même chose vaut pour la Lada Vesta. Les investissements qui y sont mentionnés reposent sur certains "résultats" que personne n'a vérifiés. Par ailleurs, Lada détient moins de 0,05% du pool européen du groupe Renault Allianz», a relevé l'Allemand.

    Répondant à la question de savoir qui était intéressé à ce que ces voitures ne viennent plus en Europe, le directeur de Lada Allemagne a déclaré:

    «L'ancien président de Renault, Bo Andersson, a décidé en 2015 de retirer Lada du marché européen au profit de Dacia, Renault et Nissan. Quoi qu'il en soit, AvtoVAZ prévoyait de livrer 30.000 voitures en Europe d'ici 2018. Comme nous l'avons appris lors d'une réunion en mars, le Conseil de surveillance a décidé déjà en 2016 de ne plus travailler sur le marché européen à partir de 2020.

    Selon M.Trzaska, il n'y a aucune raison économique à cette décision.

    «L'Alliance a reçu l'ordre de respecter l'exigence Euro 6. Néanmoins, cette commande a été annulée pour des raisons que nous ignorons toujours. Il n'y avait aucune raison formelle. […] À mon avis, tout simplement Renault ne veut pas qu'à côté de Dacia, la marque Lada existe encore en Europe», a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

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    investissements, marché, importations, exportations, automobile, Lada, Lada Allemagne GmbH, Sputnik, Renault-Nissan-Avtovaz, Renault-Nissan-Mitsubishi, Renault-Nissan, Renault Group, AvtoVAZ, Bo Andersson, Dieter Trzaska, Europe, Allemagne, Russie
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