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    Nord Stream 2

    «Le Nord Stream 2 constituera la base de la sécurité énergétique de l’Europe centrale»

    © Sputnik . Sergey Guneev
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    Le gazoduc EUGAL, qui sera le prolongement du Nord Stream 2 sur le territoire européen, assurera le premier transit de gaz naturel via la République tchèque en 2021. Critiqué au départ par Prague, ce projet est devenu réalité et promet au pays des avantages économiques non négligeables. Un spécialiste tchèque a commenté la situation pour Sputnik.

    Long de 485 km, le gazoduc EUGAL est construit parallèlement au réseau OPAL déjà existant. Sa capacité sera de 55 milliards de mètres cubes, dont 45,1 milliards de mètres cubes transiteraient à travers la République tchèque à partir de 2021.

    EUGAL est un projet d'envergure. Il promet une augmentation importante de la capacité de transit de gaz naturel via la Tchéquie, une élévation de son niveau de sécurité énergétique et des bénéfices économiques ultérieurs, a déclaré à Sputnik l'ingénieur tchèque Vladimir Stepan qui avait participé dans les années 1990 à la signature avec Gazprom d'un contrat de livraison de gaz en République tchèque pour des centaines de milliards de couronnes.

    «Par ailleurs, nous savons que le gaz naturel est inoffensif pour la santé, n'ayant pas de rejets qui favorisent le développement de cancres, notamment le soufre. C'est un combustible écologiquement propre», souligne M.Stepan, ancien directeur commercial de l'association gazière tchèque CPS, qui fait partie de Net4gas, et représentant actuel d'ENAS Group, société de conseil en énergie.

    Et d'ajouter que grâce à une exploitation plus active du système de transit, le prix du gaz pour les consommateurs tchèques allait baisser.

    Évoquant l'attitude des autorités tchèques envers le projet Nord Stream 2, M.Stepan a constaté le passage de la critique formulée par l'ancien chef du gouvernement Bohuslav Sobotka à son soutien par l'actuel Premier ministre Andrej Babis. Quant à l'attitude des médias envers ce projet, ils ne publient pratiquement rien de négatif sur le Nord Stream 2.

    «Notre ancien Premier ministre Sobotka était opposé au Nord Stream 2 et on ne sait toujours pas pourquoi. Il ne serait pas, selon lui, dans l'intérêt de la Tchéquie — cela est parfaitement incompréhensible […] Le Nord Stream 2 constituera la base de la sécurité énergétique de l'Europe centrale», résume-t-il.

    Le projet Nord Stream 2 prévoit la construction de deux conduites longues de 1.200 km reliant le littoral russe à l'Allemagne par la mer Baltique. Sa capacité totale sera de 55 milliards de mètres cubes par an. Le chantier doit se terminer avant la fin de l'année 2019 et le coût du projet est évalué à 9,9 milliards d'euros.

    Néanmoins, son lancement risque d'être retardé à cause de la position du Danemark, le seul pays qui n'ait pas encore donné son feu vert. Fin mars, l'Agence énergétique danoise a réclamé un examen environnemental pour un possible troisième itinéraire.

    En 2017, Copenhague a adopté une loi permettant de bloquer la construction du gazoduc dans ses eaux territoriales pour des raisons de sécurité nationale. Par la suite, le groupe Nord Stream 2 AG a annoncé avoir présenté aux autorités danoises deux projets d'itinéraires alternatifs.

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    santé, rejets dans l'atmosphère, ingénieurs, soufre, cancer, gazoduc, bénéfices, médias, OPAL, EUGAL, Nord Stream 2, Sputnik, ENAS Group, Cesky plynarensky svaz (CPS), Net4gas, Andrej Babis, Bohuslav Sobotka, Vladimir Stepan, Europe centrale, Prague, République tchèque
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