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    Un haut responsable du Crédit Suisse démissionne après le scandale de la filature de son ex-collaborateur

    © REUTERS / ARND WIEGMANN
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    Le directeur des opérations du Crédit Suisse a remis ce mardi 1er octobre sa démission après qu’une enquête interne a établi son implication dans la mise sous surveillance de l’ex-directeur de la gestion de fortune de la banque, recruté par la suite par la banque concurrente UBS, écrit Le Temps.

    Ce mardi 1er octobre au matin, la banque Crédit Suisse a annoncé dans un communiqué la démission de deux de ses haut cadres: Pierre-Olivier Bouée, directeur des opérations, et Remo Boccali, chef de la sécurité. Selon l’enquête interne menée par le cabinet d'avocats Homburger, les deux hommes sont les seuls responsables de l’opération de surveillance ratée qui visait Iqbal Khan, l’ex-directeur de la gestion de fortune internationale.

    Le quotidien suisse Le Temps rappelle que tout a commencé par la révélation du blog Inside Paradeplatz, qui a écrit le 20 septembre qu’Iqbal Khan avait déposé plainte auprès du parquet de Zurich pour contrainte et menaces. M.Khan s’est déclaré victime d’une filature qui se serait achevée lorsque trois hommes auraient tenté de s’emparer de son portable. Les individus ont alors affirmé avoir été engagés par le Crédit Suisse pour surveiller le banquier qui, début juillet a quitté la banque puis été recruté fin août par la banque concurrente UBS, en tant que co-président de la gestion mondiale de gestion de fortune.

    L’enquête a établi que ce dernier recrutement a poussé Pierre-Olivier Bouée à entamer une surveillance, de peur que le banquier «ne tente de débaucher des clients ou d’autres collaborateurs de la banque», écrit Le Temps, qui cite également Urs Rohner, président du Crédit Suisse. Ce dernier a déclaré lors de la conférence de presse: la surveillance «ne fait pas partie de nos méthodes».

    Selon les résultats de l’enquête, Tidjane Thiam, directeur général du Crédit Suisse, n’a pas ordonné la surveillance, ni n’était au courant de son déroulement. Pour cette raison, «il continue d’avoir la confiance totale et le soutien du conseil d’administration et de moi-même», a souligné M.Rohner.

    Parallèlement, le quotidien suisse signale que l’enquête judiciaire est toujours en cours et que le blog Inside Paradeplatz a publié lundi de nouvelles révélations sur le suicide, le 24 septembre, d’un homme qui avait servi d’intermédiaire entre les commanditaires du Crédit Suisse et Investigo, l’agence de détectives chargée de suivre Iqbal Khan.

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    banques, surveillance, Crédit Suisse
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