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Il semble que la Chine viendra s’imposer sur le marché des produits pétroliers en 2021, dépassant ainsi les États-Unis. En effet, ces derniers ferment de nombreuses entreprises du secteur à cause de la crise, alors que la Chine multiplie ses capacités de raffinage.

Les États-Unis pourraient céder leur leadership sur le marché mondial de la transformation du pétrole à la Chine dès 2021, constate Bloomberg sur la base de données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). L’industrie du raffinage connaît de sérieuses difficultés et le pays ferme de nombreuses entreprises du secteur, comme l’a fait le géant Shell avec son usine de Convent en Louisiane.

Pendant ce temps, la Chine réalise quatre projets de construction de raffineries d’une capacité totale de 1,2 million de barils par jour.

«La Chine va mettre un autre million de barils par jour ou plus sur la table dans les prochaines années. Elle dépassera probablement les États-Unis dans un an ou deux», a déclaré Steve Sawyer, directeur du raffinage chez le consultant industriel FACTS Global Energy, cité par Bloomberg.

L’un des principaux moteurs des nouveaux projets est la demande croissante de produits pétrochimiques utilisés pour fabriquer des plastiques. Plus de la moitié de la capacité de raffinage mise en service de 2019 à 2027 sera ajoutée en Asie et 70% à 80% de cette capacité sera axée sur les plastiques, selon un consultant du groupe Wood Mackenzie.

Les ventes se déplacent vers l’Asie

Mais alors que la demande de plastiques et de carburants augmente en Chine et dans d’autres pays d’Asie, où les économies rebondissent rapidement après la pandémie, les raffineries des États-Unis et d’Europe sont aux prises avec une crise économique plus profonde. La situation dans le domaine se détériore également du fait du passage aux sources d’énergie renouvelables.

L’essor de l’industrie chinoise du raffinage, ainsi que l’ouverture de plusieurs nouvelles grandes usines en Inde et au Moyen-Orient, influencent le système énergétique mondial et les marchés. Aujourd’hui, les exportateurs de pétrole vendent de plus en plus de brut à l’Asie au détriment des producteurs européens et américains.

La crise sanitaire

La demande mondiale de brut a brusquement baissé dans le contexte de la pandémie de Covid-19, ce qui s’est immédiatement répercuté sur la transformation du pétrole, avec 1,7 million de barils par jour de capacité de traitement déjà mis en veilleuse cette année. Plus de la moitié de ces fermetures ont eu lieu aux États-Unis, rappelle Bloomberg.

Mais malgré l’augmentation des capacités en Chine, en Inde et au Moyen-Orient, la demande de pétrole pourrait prendre des années pour se remettre complètement des dommages infligés par le coronavirus.

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Tags:
raffinage, pétrole, États-Unis, Chine
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