Economie
URL courte
Par
5421
S'abonner

En dépit des menaces américaines, la France envisage de faire rentrer dans ses caisses jusqu’à 400 millions d’euros grâce à la taxe GAFA visant les géants du numérique tels que Google et Amazon.

Il ne reste plus que 15 jours aux géants du numérique pour s’acquitter de la fameuse taxe GAFA de 3% sur leur chiffre d'affaires imposée par les autorités françaises, rappelle Europe 1.

Votée en juillet 2019 par l’Assemblée nationale, la collecte a été un temps suspendue face à la menace d’une guerre commerciale. Mais la campagne reprend, avec dans son viseur les géants Google, Amazon, Facebook, Apple qui font plus de 750 millions d’euros de chiffre d’affaires dans le monde grâce à la publicité en ligne, la vente de données personnelles et aux commissions perçues pour vendre sur leur site internet.

Des entreprises françaises aussi visées

Cette année, une vingtaine d’entreprises vont payer cette taxe qui devrait rapporter, selon les évaluations de Bercy, 400 millions d’euros contre 350 en 2019. Certaines entreprises françaises sont elles aussi concernées, telles que Criteo, spécialisée dans les publicités en ligne, ou encore Leboncoin qui vit des commissions perçues lors des ventes sur son site.

La taxe GAFA avait été créée en attendant une taxe internationale de l’OCDE, dont la mise au point a été bloqué par Donald Trump brandissant la menace d’une guerre commerciale. Suite à la défaite de ce dernier à la présidentielle américaine, l’OCDE laisse le temps à Joe Biden de prendre ses fonctions avant de revenir à la charge.

Lire aussi:

Le chef du Conseil scientifique prévient du risque d'une situation extrêmement difficile dès la mi-mars en France
La France recense le plus grand nombre journalier d’admissions en réanimation depuis début novembre
Une voiture de police percute une foule de spectateurs à un rodéo nocturne et roule sur une personne - vidéos
Tags:
OCDE, Joe Biden, Donald Trump, impôt, taxes, GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon), France
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook