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Si, en dépit du Covid-19, les institutions financières européennes sont parvenues à préserver les ratios de capital et de liquidité, à l’avenir elles pourraient affronter une augmentation des créances à risque, laisse présager une évaluation de l’Autorité bancaire européenne.

L’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié le 11 décembre son évaluation annuelle des risques du système bancaire du Vieux continent et, bonne nouvelle, constate qu’en dépit du choc engendré par le Covid-19, les banques ont préservé des ratios de capital et de liquidité solides. Toutefois, elle augure déjà une prochaine dégradation de la qualité des actifs.

Risque d’impayés

«Bien que les ratios de prêts non performants (NPL) aient continué à baisser, d’autres indicateurs de qualité des actifs reflètent déjà des signes de détérioration», est-il indiqué.

La proportion des créances de «niveau 2», qui risquent être ne pas être remboursées normalement à l’avenir, bien qu’elles le soient à présent, ont augmenté d’une manière significative.

«La suppression des mesures liées au Covid-19, telles que les moratoires sur les remboursements de prêts et les garanties publiques, va, vraisemblablement, elle aussi affecter la qualité des actifs», est-il indiqué.

Sébastien Lacroix, directeur associé chez McKinsey, cité par Les Échos, estime que les risques de pertes sur créances seront donc «la principale priorité des dirigeants bancaires européens».

Défis structurels de rentabilité

Les faibles taux d’intérêt et la forte concurrence entre les banques et les établissements augmentent la pression sur les revenus de base des banques, est-il en outre expliqué.

«Dans le même temps, le Covid-19 pourrait devenir le catalyseur pour que de nombreux clients deviennent des clients numériques, augmentant ainsi la surcapacité des succursales».

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