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La crise de coronavirus a aggravé les problèmes économiques auxquels l’Algérie fait face. Le pays a adopté un nouveau plan de relance mais sa forte dépendance aux hydrocarbures reste un obstacle important pour mettre en œuvre les réformes nécessaires, selon TSA.

Après le choc de la pandémie, les pays du Maghreb cherchent les moyens de redresser leurs économies nationales. Le gouvernement algérien a publié le 3 janvier un plan de relance économique. Cependant, Alger est confronté à d’importants enjeux, indique le journal TSA.

Les analystes ne s’attendent à un rebond «réel» de l’économie qu’à la fin de 2021.

«Le retour à la normalité progressivement aura lieu au 2e semestre 2021, avec la généralisation du vaccin [anti-Covid, ndlr] et aussi la reprise progressive du commerce international et la circulation des personnes. Et on peut espérer un début de reprise réelle de l’économie à la fin de 2021», estime Mohamed Achir, professeur d’économie à l’université de Tizi-Ouzou, cité par TSA.

Une forte dépendance aux hydrocarbures

L’un des principaux obstacles à la reprise de l’économie algérienne, c’est la forte dépendance du pays aux hydrocarbures, ce qui la suspend aux fluctuations du marché pétrolier, et donc à la demande des pays consommateurs d’or noir, selon TSA.

«La croissance du PIB algérien est subordonnée à la reprise économique mondiale notamment dans les pays émergents principaux consommateurs des produits énergétiques», explique ainsi M.Achir à TSA. Cela «impactera directement l’Algérie dont les revenus dépendent en grande partie de l’évolution des prix du pétrole».

Un plan de relance «vague»

Le plan de relance récemment dévoilé ne manque pas d’incohérences. Il ne propose pas de mécanisme pour mettre en pratique les «leviers de croissances» évoqués dans le document.

«On produit des lois et des règlements qui ne sont pas insérés dans une politique économique nationale», déplore l’économiste auprès de TSA. «On ne relève pas aussi des chiffres susceptibles de nous donner une visibilité sur l’évolution de ce plan de relance économique et de ses résultats.»

Deux problématiques majeures pour 2021

L’Algérie sera confrontée en 2021 à deux «problématiques majeures», anticipe Brahim Guendouzi, professeur et économiste, pour TSA. La première difficulté, c’est de comprendre «comment sortir de la récession économique, dans un contexte de crise sanitaire dont l’évolution est encore incertaine».

La seconde contrainte consiste à déterminer comment remettre l’économie dans le chemin de la croissance.

«Autrement dit, comment donner la possibilité aux entreprises de reprendre normalement leurs activités, en relançant l’investissement, en trouvant les financements nécessaires pour notamment la prise en charge des différentes actions menées dans le cadre des finances publiques; et enfin, comment enclencher le processus des réformes économiques indispensables, qui permettent la diversification à moyen terme», détaille M.Guendouzi à TSA.

Trois chantiers à mettre en œuvre

L’économiste invite à s’appuyer sur trois chantiers pour briser «le cercle vicieux de la dépendance aux exportations» d’hydrocarbures, rapporte TSA.

Ce sont notamment la réforme du système bancaire et monétaire, la numérisation du système fiscal et enfin le développement de nouvelles sources de croissance, à l’instar des secteurs de l’agriculture, des mines, pharmaceutique et de l’économie de la connaissance.

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Tags:
pandémie, Covid-19, économie, Algérie
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