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Alors que Nord Stream 2 se retrouve au cœur de tensions politiques, le géant gazier russe Gazprom prévoit de mettre en exploitation le nouveau gazoduc qui a déjà pris du retard dès cette année.

La mise en exploitation du gazoduc Nord Stream 2 est projetée par le géant russe du combustible bleu Gazprom pour cette année, est-il possible de déduire de la présentation faite par l’adjoint au chef du département en charge de la substitution aux importations de technologies du groupe, Vladimir Vavilov.

La finalisation de ce projet, qui consiste en deux conduites de gazoduc d’une capacité commune de 55 milliards de mètres cubes et qui relie par le fond de la mer Baltique la Russie à l’Allemagne en passant par les zones économiques exclusives finlandaise, suédoise et danoise, était initialement prévue pour 2019.

La pomme de discorde

Les États-Unis cherchent à promouvoir sur le Vieux Continent leur gaz naturel liquéfié et s’opposent à la construction du gazoduc russe. En décembre 2019, Washington a introduit des sanctions contre les compagnies participant au projet. En conséquence, le suisse Allseas a arrêté ses travaux.

La pose du gazoduc a repris un an plus tard. En décembre 2020, l’opérateur du projet a posé 2,6 kilomètres de tuyaux dans les eaux allemandes à l’aide du navire Fortuna et il est prévu de finaliser la pose dans les eaux danoises d’ici fin avril.

Début février, Norbert Röttgen, le président de la commission des affaires étrangères au Bundestag, a proposé d’instaurer un moratoire sur la construction de ce pipeline pour prendre une pause «en vue des négociations». Cependant, la plupart des personnalités politiques allemandes appellent à ne pas lier le projet aux divergences politiques.

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Tags:
Gazprom, Russie, Allemagne, Nord Stream 2
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