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Les marques chinoises de voitures électriques continuent d’arriver en Europe et plus particulièrement en France. Faut-il s’attendre à une déferlante dans les années à venir?

Les voitures électriques chinoises semblent être parties à l’assaut du marché européen, notamment français. Ainsi, la marque MG, qui n’a presque plus aucun rapport avec sa lointaine origine anglaise et qui est désormais 100% chinoise, a présenté dans l’Hexagone le SUV urbain MG ZS l’année dernière. À des prix affichés de 29.990 euros pour la version Confort et 31.990 euros pour la Luxe.

Le fabricant Aiways fait partie des nouveaux acteurs sur la scène de la voiture électrique. La marque a débarqué en France avec son SUV U5.

Le nouveau véhicule électrique est disponible à l’essai. Avec un prix affiché «à partir de 27.700 euros».

Stratégie chinoise

L’année 2021 devrait être cruciale pour les fabricants de véhicules électriques chinois. En effet, le secteur s’attend à ce que les ventes de voitures à énergie nouvelle (NEV) augmentent de presque 40% par rapport à l’année dernière pour passer de 1,37 à 1,8 million d’unités, indique l'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM). La Chine prévoit que les NEV représentent 20% de ses ventes annuelles d’ici 2025. Le pays est le plus grand marché pour ces véhicules depuis qu'il a dépassé les États-Unis en 2015, selon les statistiques du ministère de l'Industrie et des technologies de l'information.

Le principal problème des voitures électriques étant la recharge, les entreprises chinoises se concentrent sur la technologie d'échange de batteries. L’entreprise Nio propose de vendre des véhicules sans batteries, celles-ci pouvant être louées ou échangées contre des vides. La société a d’ailleurs déclaré qu'elle lancerait bientôt des stations d'échange de batteries. Ainsi, il sera possible d’installer une batterie complètement chargée en moins de trois minutes, alors qu'il faut généralement plusieurs heures pour recharger complètement un véhicule.

Concurrence

Si, récemment encore, les véhicules chinois n’étaient pas considérés comme des concurrents très sérieux, la situation semble changer.

«Nous fabriquons un véhicule comme l'Audi e-tron mais pour la moitié du prix», avait affirmé en juin dernier à l'AFP Alexander Klose, vice-président d’Aiways chargé de l'international.

Le PDG de Renault, Jean-Dominique Senard, avait mis en garde dès 2019 contre une montée en flèche des ventes de voitures chinoises. Selon cet ancien patron de Michelin, il faudrait s’attendre à la même situation que pour les pneumatiques où la part des marques chinoises en Europe est passée de 5% à 30% entre 2012 et 2018.

«Sans doute y a-t-il une méfiance envers les produits chinois, mais regardez les téléphones mobiles utilisés aujourd'hui en Europe, la grande majorité est fabriquée en Chine», avait constaté Alexander Klose.

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Tags:
Chine, France, voiture électrique
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