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Alors que la civilisation humaine, hautement interconnectée et énergivore, est menacée d’effondrement suite aux crises financières, aux impacts du dérèglement climatique ou encore aux épidémies, des chercheurs affirment que la Nouvelle-Zélande reste l’endroit le moins exposé.

Dans une étude publiée fin juillet dans la revue Sestainability, des chercheurs affirment que la civilisation humaine se trouve «dans un état périlleux». Un effondrement pourrait résulter de chocs tels que la crise financière, les impacts de la crise climatique, la destruction de la nature, une pandémie encore pire que le Covid-19 ou une combinaison de ceux-ci.

Selon les chercheurs la menace vient du fait que la société est hautement interconnectée et énergivore ce qui cause des dommages environnementaux.

Les îles des zones tempérées les mieux adaptées

Pour évaluer la capacité de résilience des pays, ceux-ci ont été classés en fonction de leur capacité à produire de la nourriture, à protéger leurs frontières contre des migrations massives indésirables et à maintenir un réseau électrique et une certaine capacité de fabrication.

Les îles des régions tempérées, pour la plupart à faible densité de population, se sont avérées les plus résistantes aux effets des effondrements sociétaux, tels des «bateaux de sauvetage».

Les endroits qui répondent au mieux aux critères des chercheurs sont la Nouvelle-Zélande, l’Islande, le Royaume-Uni, la Tasmanie et l’Irlande.

Le Royaume-Uni crée la surprise

«Nous avons été assez surpris de la présence sur la liste du Royaume-Uni. Il est densément peuplé, a traditionnellement externalisé la fabrication, n'a pas été le plus rapide à développer des technologies renouvelables et ne produit actuellement que 50% de sa propre nourriture. Mais il a le potentiel de résister aux chocs», a signalé au Guardian le professeur Aled Jones, un auteur de l’étude.

Pourvu que l’effondrement ne se produise pas

La Nouvelle-Zélande s'est avérée avoir le plus grand potentiel pour survivre en raison de son énergie géothermique et hydroélectrique, de ses terres agricoles abondantes et de sa faible densité de population.

«Nous devons créer une certaine marge de manœuvre dans le système, afin d’avoir la capacité de réagir en cas de choc… Nous devons commencer à penser beaucoup plus à la résilience dans la planification globale. Mais évidemment, l'idéal est qu'un effondrement rapide ne se produise pas», a conclu le chercheur.

Performances néo-zélandaises

D’autres études confirment la capacité de résilience de la Nouvelle-Zélande face aux menaces d’effondrement.

En 2020, le pays s’est classé dixième sur 128 dans l’indice Energy Trilemma du Conseil mondial de l'énergie, lequel illustre la nécessité pour les États d'équilibrer la sécurité énergétique, l'équité énergétique et la durabilité environnementale.

La Nouvelle-Zélande possède l'un des principaux systèmes énergétiques au monde en matière de durabilité, de sécurité et d'abordabilité. C'est le seul pays à avoir obtenu un triple A dans les trois domaines depuis 2000.

Un rapport mondial d'Ernst & Young indique que la Nouvelle-Zélande occupe actuellement la première position dans la lutte mondiale contre les impacts économiques et sanitaires négatifs associés à la pandémie de Covid-19.

Plus encore, selon les résultats du rapport sur le bonheur dans le monde 2021 publié à l’occasion de la Journée internationale annuelle du bonheur des Nations unies, la Nouvelle-Zélande occupe la neuvième position dans le top 20 des pays les plus heureux.

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Tags:
Nouvelle-Zélande, effondrement, résistance
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