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L'Opep a annoncé lundi avoir revu à la baisse sa prévision de demande mondiale de pétrole pour le quatrième trimestre en raison de l'impact du variant Delta du coronavirus, expliquant qu'il faudrait attendre 2022 pour atteindre une consommation supérieure à son niveau d'avant la pandémie.

Dans son rapport mensuel, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole dit tabler sur une demande mondiale moyenne de 99,70 millions de barils par jour (bpj) sur les trois derniers mois de 2021, soit 110.000 bpj de moins que prévue en août.

"Le risque accru de cas de COVID-19 alimenté en premier lieu par le variant Delta assombrit les perspectives de demande pétrolière pour le dernier trimestre de l'année", déclare-t-elle. "En conséquence, la demande pétrolière du second semestre de 2021 a été ajustée en légère baisse, retardant en partie la reprise de la demande pétrolière au premier semestre 2022."

Ces nouvelles prévisions, en partie anticipées par les marchés, n'ont pas remis en cause le rebond des cours du brut: vers 13h30 GMT, celui du Brent gagnait 1% à 73,66 dollars le baril.

Malgré la révision à la baisse de ses prévisions pour le quatrième trimestre, l'Opep prévoit de fait toujours que la demande aura augmenté de 5,96 millions de bpj, soit de 6,6%, sur l'ensemble de 2021, des chiffres pratiquement stables par rapport au mois dernier.

Pour 2022, sa prévision de croissance de la demande a été portée à 4,15 millions de bpj contre 3,28 millions dans le rapport du mois dernier.

"On s'attend désormais à ce que le rythme de la reprise de la demande pétrolière soit plus soutenu et se fasse sentir majoritairement en 2022", explique le rapport.

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OPEP, pétrole, Covid-19, variant Delta du Covid-19
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