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L’augmentation des dettes détenues par la Banque centrale européenne est perçue comme une réalité à craindre par de nombreux États européens. Leur annulation est pourtant hors de question pour certains experts, rapporte Les Échos.

Des voix demandant d’annuler des dettes publiques liées au Covid-19 s'élèvent en zone euro, y compris en France, où elle devrait représenter 120 % du PIB à la fin de l'année. Selon Les Éechos, il y a de bons arguments contre une telle annulation.

Pour la Banque de France, il est même dangereux de procéder à l’annulation des dettes publiques.

Des contraintes légales

Le premier argument est juridique: le Traité sur le fonctionnement de l'UE interdit une telle pratique.

«Quand on a créé l'euro, on a mis en place un pacte de confiance qui ne permet pas l'annulation», explique François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, cité par Les Échos.

La perte de confiance et l’inflation

L'annulation des dettes pourrait conduire à une perte de confiance des investisseurs dans la monnaie. Car si une banque ne rembourse pas, «on ne lui prêtera plus», poursuit le gouverneur. Ainsi, la monnaie perdrait sa valeur, entraînant une hyperinflation et de l'instabilité financière.

«Quand la Banque centrale commence à financer les États définitivement, ça se termine toujours mal». Le résultat, «c'est l'inflation», prévient  François Villeroy de Galhau.

Les taux restent très faibles

Un autre argument, selon Les Échos, c’est que les États se financent à taux très faibles. Par exemple, la charge de la dette française sera inférieure cette année à celle de 2019, alors que l'endettement a augmenté de 200 milliards d'euros entretemps.

Au total, les États européens ont émis près de 1.200 milliards d'euros de dettes depuis le début de la crise due au coronavirus, mais la BCE en a racheté 60%, relate Les Échos.

Pour Bruno Le Maire, la solution est claire: «Nous rembourserons cette dette par la croissance».

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Tags:
annulation, zone euro, crise, Covid-19, dette
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