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La Commission européenne a annoncé que le continent faisait bien face à une «troisième vague» de la pandémie de Covid-19. Un phénomène déjà identifié par les autorités allemandes et françaises.

Alors que Paris, Rome ou Madrid ont accentué leurs restrictions sanitaires, la Commission européenne a confirmé qu’une «troisième vague» pandémique avait touché le continent. Celle-ci se développe à des rythmes différents selon les États, à en croire Dana Spinant, porte-parole en chef adjointe de la Commission européenne.

«Nous voyons cette troisième vague qui arrive peu à peu, ou plus vite dans certains pays […] Nous passons par une étape très dure, notre économie en est affectée. Il faut que la vaccination s’accélère», a ainsi déclaré la représentante de l’UE lors d’un briefing le 19 mars.

Dana Spinant a précisé que l’objectif était de vacciner 70% de la population adulte de l’UE d’ici la fin de l’été. La responsable a par ailleurs admis que le propagation du virus se poursuivait en dépit des restriction sanitaires adoptées dans certains pays.

Paris confine, Berlin inquiet pour les vaccins

Le terme de «troisième vague» avait déjà été utilisé à plusieurs reprises par Jean Castex ces derniers jours. Une première fois devant l’Assemblée nationale, puis lors des annonces de reconfinement le 18 mars.

«La progression de l’épidémie s’accélère nettement […] Cette reprise dessine ce qui s’apparente de plus en plus clairement à une troisième vague», avait ainsi déclaré le Premier ministre pour justifier notamment le reconfinement de l’Île-de-France.

La perspective d’une troisième vague a également été évoquée à Berlin, où le ministre allemand de la santé s’est inquiété du faible nombre de vaccins disponibles pour endiguer cette recrudescence de cas.

«Une analyse honnête de la situation montre qu’il n’y a pas assez de vaccins en Europe pour arrêter la troisième vague» a ainsi déclaré Jens Spahn en conférence de presse.

Le ministre allemand de la Santé s’est par ailleurs déclaré favorable à la signature d’un accord d’approvisionnement en Spoutnik V, précisant que le point devait être fait sur les quantités disponibles. Jens Spahn avait déjà annoncé la suspension du vaccin AstraZeneca en Allemagne le 15 mars, s’attirant des critiques au sein de son propre parti, la CDU.

Le 19 mars, le pays a repris les injections avec ce vaccin, comme plusieurs autres États européens.

En Italie, une troisième vague a été évoquée depuis le mois de mars et pourrait ralentir mi-avril, selon les prévisions d’une récente enquête parue dans la revue Mathematics. Le pays reprend aussi les vaccinations dès ce vendredi.

Selon les données annoncées jeudi, la Commission européenne s'attend à ce que les 27 reçoivent 100 millions de doses des vaccins Pfizer, Moderna et AstraZeneca pour le premier trimestre 2021. C'est 40% de moins que les 166 millions de doses précommandées pour cette période

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Tags:
Jean Castex, Commission européenne, AstraZeneca, confinement, Covid-19
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